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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

04 juillet 2009

Edifiant et sensationnel : le 30 juin 2009 la Cour Constitutionnelle allemande a stoppé la ratification du contrat de Lisbonne.

Non, ce n´est pas le rejet du projet européen, ni sa mise en accusation ou en cause. Les juges de la haute Cour Constitutionnelle allemande ont critiqué la loi allemande d´accompagnement liant l´Allemagne à l´UE via le contrat de Lisbonne. A leur avis l´Etat allemand, par son gouvernement, n´a pas assez pris en compte le respect du rôle constitutionnel du Parlement et du Conseil des Etats (Bundesrat) dans les cessions de pouvoirs faits à l´Union Européenne. ceci va naturellement causer un retard dans la ratification de ce contrat. Le gouvernement et le parlement ont promis de s´y mettre rapidement...pour permettre une ratification en septembre.

 

Une leçon précise et claire sur le respect de la souveraineté et de la démocratie allemande.

 

En clair les hauts juges dirent oui au contrat de Lisbonne qui était conforme aux lois allemandes, mais le gouvernement, dans son empressement, a omis de respecter, en délégant une partie de sa souveraineté à l´Union Européenne, que cette cession se devait, au préalable être soumise aux institutions souveraines et constitutionnellement reconnues de la démocratie allemande, notamment le Parlement et le Conseil des états (Bundesrat). eu_richter20090630183324

Ces deux institutions devaient, et ceci strictement comme le dispose la constitution allemande, avoir droit de regard, de contrôle et d´amendement sur les décisions et dispositions qu´elles permettaient à l´Union Européenne de prendre en son nom. En clair : la souveraineté allemande exercée par l´Union Européenne ne devait pas être détenue ou cédée par le gouvernement allemand, mais bien le Parlement et la Bundesrat.

Ce furent les députés Peter Gauweiler, l´ex parlementaire européen Franz Ludwig Graf von Stauffenberg de la CSU, ainsi que la fraction parlementaire de l´extrême gauche les Linken qui portèrent le différent devant les grands juges de la Cour Constitutionnelle. Les juges leur donnèrent en partie raison lorsqu´ils reconnurent que seuls les organes constitutionnels allemands étaient habilitées à céder, contrôler les prérogatives de souveraineté cédée aux mécanismes contractuels du contrat de Lisbonne. Le gouvernement n´avait pas à se substituer aux instituions démocratiques allemande.

Une gifle dirent certains, une rude dirent d´autres…en tout cas une distinction fondamentale quant au respect des souverainetés et des institutions démocratiques des Etat de l´Union Européenne qui ratifieront le traité de Lisbonne. Il est aussi devenu clair que le rêve à Bruxelles de fonctionnaires tout puissant exerçant un pouvoir du genre : « Etats-Unis d´Europe » comme aux Etats-Unis, ce rêve-là était faux et gratuit. La souveraineté allemande restait, même prêtée ou exercée par procuration, l´affaire du Parlement et de la Bundesrat allemande. Et à ce titre, ces institutions devaient exercer leurs prérogatives constitutionnelles pleinement. L´Europe serait une union de pays souverains, pas une Union souveraine de pays castrés ou dépossédés de leurs souverainetés respectives. Tous ceux qui avaient rêvés d´un gros machin tout puissant dictant ses dispositions ou ses intérêts aux Etats Européens sans que leurs parlements ne soient réellement au centre des décisions ; ceux-là peuvent fermer leurs valises : les états resteraient pleinement souverains ; le pouvoir de Bruxelles n´était qu´un pouvoir exercé par procuration…et encore, ces restaient sous le contrôle et la propriété des Etats indépendants et souverains.

Musengeshi katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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03 juillet 2009

Michael Jackson: de ceux qui restent immortels

La mort inopinée d´un Dieu humain est toujours tragique, parce que tout à coup on se rend compte d´une part que personne ne pensait un jour qu´il mourrait aussi inopinément et de l´autre, que son culte, son talent, son génie particulier et sa créativité artistique exceptionnelle…l´ont rendu quasi immortel !

 

Michael Jackson ce génie immortel…Michael_Jackson 

 

A l´annonce de sa mort vraisemblablement due à un abus de médicament – les prélèvement faits lors de l´autopsie doivent encore le confirmer – le monde entier a été choqué, surpris et frustré…son talent était si dominant dans la Pop musique qu´on espérait, oui on attendait de son comeback à Londres quelques nouvelles étincelles artistiques de rare élégance comme il en était le seul à y exceller. Hélas…

On assiste, à la mort inattendue de celui qui, par son talent et sa créativité artistique, à l´éternel théâtre social des vivants dont chacun veut avoir sa part de gâteau à la célébrité incomparable de la vie, de l´œuvre et de la réputation de Michael Jackson : ses enfants, ses parents, ses amis, les médias, ses fans…Autant de questions légitimes que de tristes intentions ou de la simple cupidité tentent de désorienter de l´important en ces moments de perte artistique inégalable pour la Pop musique : la mort de son plus grand, et sisons-le sans nous tromper, de son plus brillant étendard.

Et malgré tout, malgré ce qui peut être dit ou ce que les bonnes ou les mauvaises langues peuvent nous jeter aux oreille, nous savons une chose bien simple : ni ces mauvaises langues avaient le talent d´un Michael Jackson, ni leurs intentions quelques soient-elles ne sauront nous rendre ce que nous avons perdu avec la mort de ce brillant artiste. Aussi, bien de gens devraient se taire, cesser de spéculer ou même de se frotter de mauvaise foi à une étoile incomparable qui restera pour eux inégalable et difficile à approcher…tant l´écart est grand !

Ce sont les fans inconsolés du monde entier, à sa famille, à ses enfants, à ses amis de ce Roi incontesté du Pop à qui nous adressons nos condoléances les plus émues. Oui, Michael Jackson est mort, mais son talent, sa voix, l´élégance incontestée d´un des meilleurs danseurs du monde, resteront gravés dans no cœurs. Et il faut prendre comme bénédiction sensible d´une rare offrande le fait d´avoir pu l´écouter, le voir de son vivant, admirer sa mise en scène chorégraphique. Au lieu de nous plaindre, nous devions plutôt nous réjouir d´avoir été les témoins contemporains d´un génie musical hors du commun.

Dans « Thriller » où le talent de Michael Jackson a atteint des niveaux surhumains de la critique de l´éternelle phallocratie abusive peuplée de ses propres fantômes du passé, l´élégance visuelle rythmée de la chorégraphie a placé le symbolisme culturel sur un incroyable piédestal du rythme et du mouvement qui prouve combien, ô combien cet artiste était incroyablement doué. C´est donc malgré tout avec regrets, certes, que nous lui souhaitons une paix élue. Nous, hélas, il ne nous reste qu´a subir encore sur cette terre la présence, les méfaits et mêmes des intentions qui sont loin d´être aussi belles, aussi créatives…que celles du génie de Michael Jackson !

Espérons qu´un jour prochain de nouveaux génies naîtront et viendront nous délivrer de la triste morosité que nous réservent par trop souvent de petits esprits retors et sans génies ou élégance qui abondent notre monde comme de la mauvaise herbe. Espérons-le vivement…En tout cas sa musique et son souvenir nous permettra, au besoin, de tenir le coup. L´espoir fait vivre. Merci Michael de nous avoir offert ce fier bouquet de ton talent. Et au nom de tous les hommes et femmes de bonne foi, au nom de notre incurable soif de beauté et élégance, nous te remercions et te souhaitons d´accéder à un repos fier et mérité : celui des grands.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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28 juin 2009

Sur l´article de Réveil FM: Les éléphants maigrissent et les gazelles se meurent

Commentaire sur Réveil FM : http://www.reveil-fm.com/index.php/2009/06/28/431-crise-mondiale-les-elephants-maigrissent-et-les-gazelles-meurent?cos=1

Une crise accusatrice qui en dit long…et va changer bien de choses

Le dimanche 28 juin 2009 à 20:02

Eh oui, les éléphants maigrissent et les gazelles se meurent...l´ironie est très réaliste de l´avenir qui attend le monde entier...sauf les chinois qui, dans leur puissante poussée, vont forcément grandir et engraisser plutôt que maigrir. Le problème des pays africains, c´est que sans exception ceux-ci vivent ou s´articulent - et cela malgré les grands diplômes et les hauts titres économiques de leurs économistes, encore dans une économie fondée par la dépendance à l´occident et aux étrangers riches et industrialisés ! Or, pour mieux voir les choses, il faudrait se dire: et si l´étranger n´existait pas, comment nous en sortirions-nous ? Avec quels budgets et quelle politique économique organiserions-nous notre croissance, notre bien-être et notre développement ?

La crise actuelle, si en occident personne ne l´a vu venir...en Afrique cependant elle bat son train depuis des siècles ! L´Afrique tarde à se motiver et à s´identifier par rapport à ses propres besoins, ses propres attentes et objectifs socioculturels de développement. Et maintenant que l´occident est arrivé à une impasse après avoir attelé l´Afrique comme cinquième roue à charrue et l´avoir volontairement ou pas empêchée à sortir de sa dépendance envers l´hégémonie occidentale, les africains qui n´avaient pas développé une autonomie économique...se trouvent au dépourvu. La césure, autant entre l´occident elle-même qu´avec l´Afrique, va arriver inévitablement. Et il ne faut pas croire que la Chine continuera à acheter les dettes américaines si ce pays choisit l´inflation pour rembourser ses dettes à bas prix...La Chine a été bien claire là-dessus envers Thimoty Geithner lors de son séjour à Pékin: les américains devraient cesser de leur vendre du charbon (entendez ici de leur vendre des dettes qu´ils ne sauraient manifestement pas rembourser). D´autre part, croire que l´occident, avec son endettement public dangereusement croissant, va imposer aux africains de se suicider avec des bas prix des matières premières et la participation, malgré leur croissant appauvrissement, à payer les pots cassés conjointement avec les populations industrielles pour que celle-ci soient allégées de leurs propres bévues économiques...On se mord la queue, tout simplement, parce qu´alors on peut se demander: comment l´Afrique s´en sortira-t-elle pour devenir acheteur et bon client des surproductions des pays industrialisés ? Parce que la crise actuelle, c´est aussi une crise de manque de demande...et d´excès d´offre !

Tout cela fait que l´économie traditionnelle a finalement cessé de répondre aux questionnements des temps modernes à venir. Une nouvelle conception économique est entrain de naître...une qui exige plus de responsabilité à ses pratiquants que celle où certains vivaient délibérément au détriment des autres et se permettaient ô hérésie, à appauvrir leurs clients de demain (gazelle) ou à leur jeter des miettes d´aides autant venimeuses que mortelles. Les africains ont-ils compris cela ? J´en doute...en tout cas, ce n´est pas en commettant ou en suivant les mêmes fausses logiques qu´hier que les choses changeraient. Or, il n´y a pas un autre moyen de se sortir du gouffre infâmant de la crise que d´autres ont provoquée...en empêchant notamment les africains à avoir accès, en clients solvables de demain, aux investissements propices qui leur auraient permis d´élever leur niveau de vie...et participer activement à l´équilibre économique mondial ! Les éléphants dégraissent et les gazelles se meurent ? Disons plutôt que les prédateurs rapaces et irresponsables de l´avenir ont mis à mal leur contingent de gibier...et si les gazelles continuent à mourir, ces voraces carnassiers vont, eux aussi, mourir de faim...ou s´entretuer pour survivre.

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

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24 juin 2009

Un projet allemand de centrales énergétiques solaires au Sahara; vol du soleil africain ?

Ce projet, qui a résolument quitté le stade de la spéculation en éveillant la participation de Siemens, de la RWE, de la Deutsche Bank, de l´assureur international Münchener Rück…etc., a fait dire à une amie journaliste allemande : « Mon Dieu, pauvres africains : nous leur aurions volé leur main d´œuvre avec l´esclavage, nous leur pillons chaque jour leurs matières premières en veillant sournoisement à ce qu´ils ne s´enrichissent pas et en les étouffant avec nos surproductions ; aujourd´hui allons-nous ajouter à notre longue liste de faussetés de leur voler leur soleil ? »  

 

Soleil d´Afrique ou quand on ne sait pas employer et jouir de la richesse qui se trouve devant son nez…

 

Ce sont les autres qui en profitent, c´est certain. Encore une fois, malgré nos cris et nos efforts à attirer l´attention sur cette forme d´énergie absolument utiles et révolutionnaire pour l´Afrique, ni les intellectuels africains, ni les élites au pouvoir actuellement sur le continent ne prennent la chose au sérieux. Or, cette énergie est non seulement moins chère, elle est en abondance en Afrique et elle ne pollue pas !

Les applications de cette énergie sont quasi illimitées en Afrique. 800px_Parabolic_trough_solar_thermal_electric_power_plant_1Ce qui me fait penser à ma critique envers l´Afrique du Sud qui a préféré acheter une centrale atomique française coûtant 1,63 milliards € plutôt que d´investir dans l´énergie verte qui aurait créé des emplois en Afrique et développé un secteur immense d´intérêt pour toute l´Afrique. Ceci dit : l´argent parti ne revient pas, celui investi sur place fait boule de neige, ne l´oublions pas. Cela s´appelle tout simplement de l´économie…à longue portée !

Le projet allemand coûtera approximativement 400 milliards € et sera réalisable dans 10 ans. Il élèvera, sur au moins trois cites dans le désert du Sahara, des collecteurs sur une surface estimée à celle de la Saarland, soit 2568 km², ce qui permettrait de répondre à 15 % du besoin d´énergie de l´Europe en employant les nouveau conducteurs énergétiques à haut rendement réduisant la perte énergétique à distance à 10%. On estime qu´avec l´exploitation solaire intensive du Sahara, on peut produire 6 fois les besoins énergétiques du monde entier en un an !

Est-il besoin de se demander pourquoi l´Afrique, et cela malgré les cruciaux et urgents besoins d´énergie de ce continent, ne se donnait pas la peine de prendre à cœur ce domaine quasi inestimable pour son développement ? Assez surprenant. Ceci ne montre que d´autant mieux, encore une fois, combien non seulement l´Afrique était en retard de réalisme, mais aussi combien ses intellectuels pataugeaient. Faut-il vraiment croire que le monde entier se serait rendu compte de l´importance de l´énergie solaire, surtout les pays qui n´en possédaient que faiblement, tandis que l´Afrique qui y baignait n´en faisait aucun cas ? Est-ce possible ! Est-ce là une preuve de réalisme ou une preuve flagrante que décidément les africains ne voyaient pas ce qui se trouvait devant leur nez ? Si on ne sait pas employer et utiliser les ressources premières et abondantes qui sont librement à notre portée…parler d´économie ou de développement, n´est-ce pas se jeter soi-même la poudre aux yeux et être plus aveugle et médiocre que réaliste et conséquent ?

On reproche toujours aux occidentaux de venir en Afrique et de s´approprier les matières premières et les possibilités naturelles de ce continent pour leurs intérêts. Mais qu´attend donc l´Afrique pour employer ses propres possibilités pour offrir un meilleur avenir à ses enfants, à son avenir et à ses cultures ? Ou croyait-on encore que les étrangers viendrait leur faire le progrès et le développement pendant qu´eux racontaient n´importe quoi ou tournaient bêtement en rond ? Il ne faut pas toujours reprocher aux étrangers leur rapacité et leur opportunisme à nous dépouiller, quand on néglige soi-même de soigner, de promouvoir et d´épanouir ses propres intérêts !

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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Pour les lecteurs intéressés, quelques applications de l´énergie solaire sur:

http://www.outilssolaires.com/pv/index-centrale.htm

19 juin 2009

Esclavage et droits humains : le Sénat américain s´excuse en toute forme

Le Sénat américain a voté ce jeudi 18 juin 2009 une résolution pour présenter formellement ses excuses, au nom du peuple américain, pour "l'esclavage et la ségrégation raciale" envers les Noirs américains. Rappelons que malgré l´abolition officielle de l´esclavage survenue en 1865, cette immonde pratique a malgré tout été entretenue et pratiquée dans la société américaine au delà de cette abolition. La Jim Crow, loi qui établissait et légitimait tous les vils traitements envers les noirs ne fut abolie qu´en 1964.   

Et maintenant ?

Cette résolution symbolique a été approuvée par acclamation, la majorité démocrate et l'opposition républicaine étant largement d'accord sur les termes du texte.

La résolution devra être également adoptée par la Chambre des représentants, mais ne requiert pas de signature du président Barack Obama.

Elle intervient à la veille de la célébration de la fin de l'esclavage aux Etats-Unis en 1865, après la guerre de Sécession.

Le texte reconnaît "l'injustice fondamentale, la cruauté, la brutalité et l'inhumanité de l'esclavage" et des lois ségrégationnistes connues sous le nom de "lois Jim Crow" qui ont été abolies en 1964 par la loi sur les droits civiques, le "Civil Rights Act" qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics.

Il présente des "excuses aux Noirs américains au nom du peuple américain, pour le mal qui leur été fait, ainsi qu'à leurs ancêtres qui ont souffert de l'esclavage et des lois Jim Crow".

Toutefois, il stipule bien que le texte de la résolution ne peut servir de "support à une plainte contre les Etats-Unis". D'ailleurs, le groupe des élus noirs de la Chambre des représentants, a exprimé ses "inquiétudes" sur cette dernière disposition.

"Alors que nous sommes fiers de cette résolution qui est attendue depuis longtemps, un vrai travail reste à accomplir (...) pour créer de meilleures opportunités pour tous les Américains. C'est véritablement le seul moyen de répondre à l'héritage de l'esclavage et de Jim Crow", a déclaré jeudi le sénateur Tom Harkin qui a introduit le projet de résolution.

Une cérémonie est prévue début juillet au Capitole pour "marquer l'occasion", a assuré le sénateur Harkin. Le président Obama pourrait assister à cet événement.

 

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18 juin 2009

A propos du prix réel du Savoir

Commentaires sur l´article : Congo Blog – Ba Leki » Blog Archive » L’ère du savoir qui se monnaie

 

Commentaire du 15.06.09 á 18h26

Il n´y a pas au monde de connaissance gratuite, les africains doivent s´enlever cette idée de la tête. Celui qui se donne la peine de s´instruire et de vivre de la connaissance ou de sa propagation, doit nécessairement en vivre sinon c´est la fin de l´instruction et de la connaissance comme telle. Ici je crois que l´accusé, c´est le pouvoir public et sa médiocre organisation sociale qui emploie ses moyens de paiement pour des bagatelles plutôt que pour garantir et financer l´instruction de ses propres enfants.
Bien sûr ce système de syllabus payants est corrompu et corrompant, surtout si les étudiants ont à peine les moyens de ses payer; mais à qui la faute si les livres et les manuels universitaires font défaut ? Et à propos, ces étudiant, comment veulent-ils s´instruire et se qualifier sans syllabus ou livres spécifiques ? Je comprends très bien la situation qui est assez cocue, j´en conviens, et cependant, il faut bien accuser celui qui est réellement responsable de tout ce désastre, pas uniquement les professeurs qui, eux, doivent aussi vivre sous le sous paiement qu´on leur impose en pays désordonné et indigent !

Mais je vais donner ici, ce que je fais rarement, un exemple personnel. J´ai fait mes études en Allemagne en travaillant, même le dimanche. Et je suis un lecteur puissant; cela coûte énormément quand on a une famille et qu´on doit financer soi-même ses études. Aujourd´hui ma première fille va à l´Unif. ; elle lit moins que moi, mais je suis toujours entrain d´acheter des livres et de lire plus que mes propres enfants qui semblent aimer les solutions faciles et simplistes. Ma femme me reproche de dépenser plus d´argent dans les livres qu´à lui offrir des cadeaux ou à faire des vacances…tout cela me fait dire qu´il y a qu´en Afrique qu´on croit que l´instruction ou la connaissance doit être gratuite ou qu´on ne doit pas en vivre décemment. Erreur. Toute culture qui n´a pas encore compris que c´est une fonction parmi les plus importante d´une société aspirant au progrès va, hélas, stagner et se contorsionner amèrement dans la pauvreté.
Le défaut africain ne vient pas tellement de la déconsidération du savoir ou du manque d´organisation économique de l´éducation et de l´instruction, mais bien aussi à mon avis que le livre comme tel est bien méprisé de sa véritable valeur incessible pour la culture et l´épanouissement imaginaire de toute société consciente et responsable admettant le savoir comme instrument premier de véritable développement. Particulièrement pour une société sous développée venant d´une tradition sociohistorique plus orale qu´écrite comme l´est pratiquement toute l´Afrique.
Il faut sortir de ce cercle vicieux de la déconsidération de l´écrit, de la connaissance ou de l´instruction comme telle et cela veut dire publier ses propres écrivains et auteurs, ses livres spécialisés et didactiques…et bien sûr honorer à juste titre ceux qui impriment, publient, cherchent et participent à l´élévation du niveau de connaissance et de technicité dans la société. Sans cela, prétendre se développer est une bien belle illusion. Sans chérir et épanouir l´imaginaire d´une société, on ne peut ni la propulser dans l´avenir, ni attendre des merveilles de la part de ses membres qualifiés ou spécialisés, car à eux aussi il manquera de moyens de recyclage et d´information permanente. Il suffit de voir l´Afrique aujourd´hui pour le constater amèrement. Rien ne tombe su ciel, hélas; tout se paie. il faut donc apprendre à honorer ces efforts et ces paiements…inévitables pour un meilleur avenir. Et ici avouons-le: tout cela n´est possible que si l´économie et l´économisme de la société africaine est prise en considération. Curieusement en Afrique du Sud, ce problème n´existe pas, ainsi qu´au Nigeria et bien d´autres pays encore…alors ferme-t-on encore les yeux ?

Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu»
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Commentaire du 16.06.2009 10h 02

Bien parlé, Cédric. Il faut briser ce cercle vicieux qui condamne les pauvres à rester pauvres ou à subir injustement les viles cures d´un système d´organisation social pervers et pervertissant. Alors il faut bien changer de politique, or en Afrique on reconduit les idiots et ceux qui pillent et détruisent l´économie nationale au lieu de l´épanouir. Je crois que tous cela est le résultat de l´ignorance structurelle; je m´imagine mal quelqu´un se mettant lui-même la corde au cou en prétendant vouloir être heureux, ou se livrant à son bourreau le plus féroce en prétendant aimer la joie ! Et pourtant, en substance, c´est ce que font pratiquement tous les africains en sport commun…comment diable expliquer cela ?

Je suis d´accord avec Bony quand il propose des syllabus pirate que nous avons tous recopié en Europe et se le sont passé de main à main. Mais si le fieffé professeur tient liste…Oh là, là. Remarquable aussi que Bony relève qu´à une certaine époque les universités congolaises fonctionnaient ! Eh oui, c´est vrai et même bien vrai; mais pourquoi diable ne fonctionnent-elles plus ? Oui, pourquoi le financement de l´éducation a-t-il été si cruellement négligé alors qu´il représente le meilleur espoir de développer ce pays et de le doter d´infrastructures ouvrant sur un meilleur bien-être et le progrès économique et social ?

La réponse, on la trouvera dans la stagnation de la productivité nationale ainsi que l´explosion des coûts de personnel de hauts fonctionnaires roulant en voitures étrangères et se faisant soigner à l´étranger eux et leurs familles sur le compte des pauvres auxquels ils privaient des investissements d´emploi et de production. Et ma foi, même au risque de se répéter indéfiniment, il faut bien se rendre compte que c´est la corruption et la mal gestion de l´Etat qui occasionne ces défaillances et retombées sur le système éducatif et celui des universités et écoles techniques supérieures. Voir seulement la fumée du feu et vouloir s´en débarrasser sans combattre le feu lui-même et ses origines…ce serait s´exposer à la répétition de nouvelles incendies. Et celui qui le fait trop souvent malgré que la vérité se trouve devant lui, celui-là ne peut pas être considéré comme intelligent et conséquent.

Car ne l´oublions pas, malgré tout: ces universités ont bien fonctionné à une certaine époque efficacement…entre temps on a bien dû faire des gaffes énormes pour que le financement de l´instruction soit à ce point délaissé au RDCongo. Or, l´avenir se fera-t-il sans médecins, techniciens, ingénieurs, chimistes, professeurs…chercheurs et inventeurs, etc ? Et on se demande encore pourquoi le RDCongo s´appauvrit à vue d´oeil d´année en année ? Moi cela ne m´étonne pas du tout. Et si nous voulons réellement changer les choses pour donner un meilleur avenir à tous, il faut d´abord accepter qu´on a fait des erreurs et les corriger rapidement. Si on persiste…il ne faut pas se plaindre des suites. Les élections, cela existe bien pour cela.

Musengeshi Katata
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Commentaire du 18.06.2009

A Simon Kwete. Je crois qu´il ne suffit plus de prétendre qu´il faut se débarrasser du mobutisme pour que tout marche bien de nouveau ; il nous faut hélas aller plus loin que cela. Mobutu a commis des erreurs fatales pour le RDCongo dont par exemple la zaïrianisation. Je me rappelle qu´à cette époque je me trouvais à Bruxelles et que j´ai rédigé un travail pour deux amis de l´ISHEC (Institut Supérieur de Hautes études commerciales), l´un d´eux refusa mes conclusions critiques et adopta une vue positive. Il eut une note bien plus modeste que celui qui avait adopté ma critique.

Ce que je veux dire par-là est ceci: Mobutu n´avait qu´une faible notion de l´économie, encore moins des structures fondamentales d´un développement. Il n´était qu´un simple militaire épris du pouvoir qui vit son moment venu en participant à l´intrigue internationale sur l´assassinat de Patrice Lumumba pour s´approprier du pouvoir au Congo. Ce qui lui réussit pendant 35 ans. Pourquoi ? Vraisemblablement parce que les congolais voulaient la paix et une vie régulière après les remous sanguinaires de l´indépendance. Mais cet homme n´avait aucun talent pour développer son pays ou hisser ses facteurs de développement au plus haut niveau afin que les résultats en matière d´instauration d´un fondement industriel de l´industrie lourde puisse commencer. Ou encore en matière de qualification poussée des agriculteurs, des éleveurs, et le grand soin qu´on doit apporter à la formation professionnelle tout court. On fit donc plus de tape à l´oeil que du professionnel fini main. Et tous les ignorants et les opportunistes acclamèrent et dansèrent à souhait. La suite, on la connaît: le réveil fut douloureux. Rien à faire: ce n´est ni avec de gros mots, ni avec une grande fièvre de fierté délirante qu´on fait des miracles en économie !

J´avoue que ce n´est que lorsque je vins en occident que je me rendis compte autant de la naïveté des africains que de leurs manque de profondeur et de constance: ils veulent tous le progrès, mais tous font les mêmes erreurs ou retombent dans des actes et des raisonnements illogiques et peu destinés à répondre à leurs propres attentes. Non, je ne comparerai pas l´Europe à l´Afrique; ce serai aussi ridicule que déplacé ; ce sont deux centres de cultures différents. Seulement, sans investir massivement et se spécialiser dans le fer, le bois, l´architecture, l´agriculture, l´élevage…etc, parler de développement, c´est se moquer de son monde. Je vois aujourd´hui des généraux couverts de décorations en Afrique, or leurs armes sont produites à l´étranger; quant à eux, ils n´ont jamais gagné une guerre quelconque ! Or, le développement est l´effort matériel, humain, intellectuel, créatif et organisationnel des plus immense et des plus important qui soit pour le bien-être et l´avenir d´un pays, de sa culture et de la liberté et l´espoir de ses enfants ! Si cet effort est sous estimé, pris à la légère ou négligé en préférant importer ou vivre de l´aide internationale…ou d´illusions selon lesquelles tout viendrait du ciel, qu´il ne fallait surtout pas se presser…Il ne faut pas s´étonner si rien n´arrive, ou du moins, seule la pauvreté et la misère soient le salaire réel du superficiel et de l´inconscient.

C´est aussi une question de réalisme que de savoir ce qui doit être fait aujourd´hui afin que demain on puisse en jouir et faire des récoltes fructueuses. Même le plus abruti des paysans le sait: celui qui ne sème pas son meilleur grain, celui-là ne peut pas engranger une moisson exceptionnelle. Si les congolais étaient tous idiots, passe encore, on pourrait leur donner plus de temps pour se réveiller; or, ils ne le sont pas. Mais pardon, en matière de réalisme d´organisation, de dialectique de réalisation, d´estimation et de mise en oeuvre d´un projet aussi important que leur propre avenir…c´est pratiquement toute la race noire qui vacille et tape gravement à côté en négligeant le principal pour s´accrocher au subsidiaire et au superficiel. Or, l´économie, comme on le voit dans cette crise économique et financière actuelle, est un domaine mortel et exigeant car les erreurs qui y sont commises tuent en silence et se répercutent souvent des générations et des générations en chaînes dans l´avenir. Ne pas prendre au sérieux ce domaine, ne pas y convenir et y attiser toutes ses substances créatives et intellectuelles les plus douées et attentionnées…comment diable veut-on obtenir des résultats pouvant tenir tête à ceux de cultures industrielles avancées et dont l´expérience et la spécialisation sont longues et assidues de plusieurs siècles ? Il ne faut pas se faire d´illusion et prendre des vétilles pour des lanternes.

L´imaginaire est aujourd´hui la première richesse d´une culture et même son meilleur bouclier de survie, car cet imaginaire, bien employé et assisté par la connaissance et le développement de capacités de l´industrie, peut créer de nouveau produits lesquels viennent résoudre des problèmes d´énergie, de productivité, de mobilité, de santé et d´hygiène…etc, et enrichir le bien-être et la jouissance d´une société, d´une culture entière. Ne pas développer cette force et cette richesse créative incroyable de l´imaginaire comme on le fait en Afrique…en manquant notamment de créer les conditions primaires d´un bien-être en stimulant la lecture, par les jouets appropriés, mais aussi par une alimentation adéquate et un intérêt assidu à la critique et à discussion dialectique…je me permets de dire ici que tous ceux qui ne le font pas vont à leur ruine certaine; leur appauvrissement et leurs déboires économiques vont, avec le temps, devenir insoutenables. C´est cela qu´il faut comprendre au lieu de critiquer celui-ci ou celui-là et croire que tout ira bien tout seul. Au contraire il faut avoir le courage de lutter pour de se donner les moyens de devenir meilleur et de parfaire ses handicaps. Sans cela on ne va nulle part. On tourne plutôt en rond même si on prétend être des génies et atteindre demain le soleil. Et à ce faux jeu, on risque fort de se brûler horriblement…

Beaucoup d´africains ne savent pas pourquoi nous parlons souvent d´esclavage; ils croient qu´il s´agit d´entretenir un quelconque sentiment victimaire dans les africains ou donner aux occidentaux mauvaise conscience. Il ne s´agit absolument pas de cela. Nous voulons attirer l´attention sur le rôle de l´esclavage qui a servi à accumuler vilement en privant des êtres humains de tous les droits. Or, l´économie moderne ne peut se permettre ce crime honteux envers les êtres humains; il faut donc capitaliser comme l´a fait la Chine, par exemple. Et naturellement protéger ses accumulations et les employer à bon escient. On connaît l´histoire de la cigale et de la fourmi…Et disons en conclusion que toute l´Afrique doit faire un effort considérable pour se mettre à jour face aux exigences existentielles contemporaines, et hélas, elle n´a pas tout le temps du monde: ni les matières premières, ni l´écologie mondiale ou la concurrence internationale commerciale ne lui feront des cadeaux. I faut donc sortir en force et en confiance de sa stagnation actuelle et aller de l´avant en misant et en protégeant le meilleur de soi. J´ai vu que la Tunisie a été classée première au classement international des dix meilleurs pays africains répondant aux critères et aux espoirs les plus prometteurs du développement. Bravo. Mais où étaient donc le Nigeria et l´Afrique du Sud ? Le Nigeria est dernier des dix…malgré son pétrole, malgré son plus grand marché commercial…hem. Comme quoi il ne suffit pas d´être grand et riche…le Botswana occupe une place surprenante: au moins eux ont compris. Peut-être faut-il, pour ceux qui ne savent pas faire marcher leurs méninges ou ceux qui ne savent pas voir ce qui est devant leur nez…d´aller s´instruire de l´exemple élogieux des Botswanais. Eux ils ne font pas beaucoup de bruit et travaillent constamment à l´amélioration de leurs facteurs de développement. Les résultats sont stupéfiants…et honorables à souhait.

Musengeshi Katata
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17 juin 2009

Sur le livre : Afrique, Passion et Résistance de Jean-Pierre Ndiaye

Commentaire sur Africultures.com 

L´hommage passionné d´un enfant épris d´amour et de tendresse…

Nous avons connu l´Afrique barbare, sortant d´un dangereux autarcisme qui l´empêcha autant de s´épanouir que de défendre valablement sa culture et l´avenir de ses propres enfants face aux rigueurs des temps, ceux des envahisseurs islamiques et chrétiens...une Afrique impuissante devant elle-même et devant le rêve qu´elle se nourrissait d´elle-même.

Jean-Pierre Ndiaye est peut-être parmi les rares écrivains africains dont la poésie, cette incomparable parabole de la beauté des mots face aux sens et à la sensibilité africaine, qui a mis l´imaginaire critique et discursive de la race noire au service viril de la découverte active de la liberté existentielle de l´homme noir. Et pour mieux comprendre autant son tourment que l´infime beauté culturelle et philosophique de sa démarche, il faut bien se dire qu´une culture qui ne défend pas sa liberté, qui ne défend pas les rêves et les attentes de ses enfants, qui ne forge ni le fer, ni l´avenir pour protéger son âme et le précieux avenir de ses doux et frêles enfants...qui voit ses femmes flétrir et souffrir pendant que les étrangers se gavaient de ses richesses et de son travail pendant que ses meilleurs esprits devaient quitter leurs terres pour se réaliser ailleurs; si cette culture ne réagit pas ou si elle continue aveuglement à trouver cela normal et à poétiser loin de la critique et de la réalité active...quelle genre de culture est-ce donc ?

Les africains, mais aussi ceux qui prétendent être de nos amis, doivent se poser ces questions sous toutes leurs aspects et se demander si la pauvreté et la faiblesse actuelle de l´Afrique devrait continuer. Et peut-être entreront-ils, comme Jean-Pierre Ndiaye, dans un univers critique dont la poésie est tout à fait magique, parce qu´elle célèbre l´âme vivante et positive d´une Afrique encore plus belle que celle que nous connaissons aujourd´hui, parce qu´il faut avoir le courage et la fierté de la réaliser en rendant l´espoir à son ciel et à ses enfants.

 Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

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Réflexion sur la révolte sociale et la contestation politique en Iran

L´exemple typique du conflit de frustré „castré se débattant en verre clos“. Le castré impuissant à résoudre logiquement son conflit, à en articuler la solution et l´appliquer systématiquement, tape du pied et se livre à une révolte désordonnée, sans le moindre systématique d´organisation. Or pour sortir efficacement du piège de la castration, il faut non seulement protester, exprimer sa colère ou sa frustration ; il faut aussi savoir POURQUOI on proteste, et surtout, COMMENT ON POURRAIT EFFECTIVEMENT EN SORTIR.

 

L´Iran aux portes d´une nouvelle révolte de réformes socioéconomiques ?

 

« Je me révolte donc nous sommes » Jean Paul Sartre

Ce phénomène de la contestation fonctionnelle désorganisée - ce qui ne veut absolument pas dire qu´elle est injustifiée ou irrationnelle, loin de là – se retrouve autant dans le mouvement Hip Hop, par exemple, que dans les casses et révoltes des banlieusards parisiens. Et si les uns sont organisés et à long terme, les autres sont impulsifs et momentanés ; mais tous ceci de commun : ils n´arrivent pas à produire LE CHANGEMENT RÉEL. Pourquoi ? Parce que pour changer ce qui dérange les contestataires, il faut nécessairement produire un imaginaire créatif (à la fois imaginaire que réel) permettant non seulement de résoudre le problème du nœud social contesté, que de proposer une meilleure voie de changement résolvant le problème des inégalités tout en satisfaisant tout le monde, les conservateurs autant que les progressistes.

Dans le Hip Hop, par exemple, mouvement qui a fait suite aux « Black Power » des années `70 aux Etats-Unis, le problème était l´injustice sociale américaine systématique envers les afroaméricains. On fit donc naître une musique (le seul domaine où les noirs avaient librement accès) de contestation, plus démonstrative et choquante par sont bruit et son inconformité, que par son élégance et son goût raffiné. Après tout, ceux qui pratiquaient cette musique ou ceux qui la consommaient n´étaient pas de l´establishment ou de haute culture intellectuelle. Ceci entraînant cela, le mouvement initié par cette musique de contestation quoiqu´ayant un fondement social profond et légitime de revendication, resta cependant enfermé dans une musique de boum-boum faisant certes de nouveaux millionnaires, mais ceux-ci n´enrichirent que d´autant mieux l´establishment conservateur en s´achetant des bibelots et objets tapageurs et démonstratifs du luxe et du succès matériel des nouveaux arrivés. Le système, pour autant, n´avait pas été changé, du moins, on n´y était pas arrivé faute de large implication sociale, de projection à long terme et naturellement faute de moyens économiques d´action. Si les nouveaux arrivant tombaient dans le piège d´enrichir ceux qui les avaient exclus en consommant démonstrativement leurs symboles sociaux de réussite, le résultat ne pouvait que renforcer les forces de l´establishment conservateur en renflouant ses caisses, et c´est dire en lui donnant encore plus de moyens financiers d´entretenir et promouvoir sa domination.

On rencontre ce même phénomène en Afrique face à l´indépendance et la libération de ce continent face aux forces néocoloniales abusives. Au lieu de soigner son imaginaire attardé et ou malade et se doter d´une idéologie, d´un système social de valeurs protégeant à la fois les aspirations que les moyens avec lesquels les africains comptaient se réaliser, on adopta à la hâte et sans les conformer le système d´éducation et d´organisation sociale hérité de la colonisation. Pire, au lieu de produire rapidement ou de mettre en voie les instruments et les moyens pour produire par soi-même la réalisation de ses besoins, la protection et l´épanouissement de l´imaginaire créatif, les rêves et les attentes de ses propres enfants, on se mit démonstrativement et plutôt négativement à l´égard de ses finances et de son économie, à se pavaner en limousines étrangères et à sanctifier l´importation. Ceci a un effet immédiat : la ruines des finances sociales, la destruction de l´emploi et l´immigration des techniciens et universitaires doués et hauts qualifiés. En fait la banqueroute et l´appauvrissement du système social des ex pays colonisés dont les cris à l´aide internationale ou à l´assistance au développement grandirent autant que ceux-ci s´enfonçaient irrémédiablement dans l´indigence et la pauvreté. Et si on ne changeait pas de politique et d´orientation économique, si on continuait malgré tout à pervertir soi-même ses propres moyens de subsistance et de réalisation, il est inutile de croire qu´on sortirait du sous développement. C´est une grossière et faussement prétentieuse illusion.

Pour en revenir à l´Iran, et même à tout autre pays voulant se développer et vaincre le manque et la pauvreté afin de mieux protéger et permettre aux rêves de ses enfants à se réaliser le mieux que possible ; croire que l´étranger leur ouvrira la voie et les moyens leur permettant de mieux se développer…est de la pure illusion. Personne ne peut logiquement et effectivement se substituer à l´effort imaginaire créatif et l´émancipation mentale et rationnelle requis pour se réaliser pleinement et librement. Bien au contraire, lorsqu´on se trouve en face d´un pays ou d´une culture aussi avertie et développée comme l´occident, celle-ci a tendance à employer son partenaire faible à réaliser ses propres objectifs ou résoudre les contradictions qui entravent ou minent ses ambitions. Aussi, et surtout en pays islamique, il faut bien sûr se révolter ; « je me révolte donc nous sommes » comme le disait si bien Sartre, mais il faut organiser cette révolte, l´institutionnaliser et surtout, il faut s´émanciper et s´objectiver face au pilier moteur de la société en interprétant ou en orientant l´Islam (qui est la référence centrale de la société islamique) à répondre rapidement aux exigences économiques, sociales et industrielles d´une société moderne affirmée et fière d´être autant maître que responsable de son avenir. Sans cela, la révolte n´aboutit à rien puisqu´elle ne touche pas le moteur enroué de l´architecture sociale.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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14 juin 2009

Ahmadinejad, ce brillant perse que craint l´occident

Vainqueur et successeur à lui-même à la présidence de son pays l´Iran, Mahmoud Ahmadinejad n´a pas été le choix occidental. Après tout, il ne s´agit pas de l´occident dans ces élections, mais de l´avenir de l´Iran. Mais pourquoi l´occident craint-elle cet homme, au fait ?

 

L´Iran présente-il sous Ahmadinejad un danger quelconque pour le monde ?

"Il ne faut jamais sousestimer les forces d´un adversaire"  Napoléon Bonaparte

C´est ce que l´occident veut nous faire comprendre, particulièrement les américains qui semblent fort déçus par la réélection de ce perse grand orateur et fustigateur du néolibéralisme occidental américain. L´Amérique, même avec l´avènement d´Obama à sa présidence, doit elle aussi accepter la critique de son douteux hégémonisme économique, financier et militaire qui n´a conduit aujourd´hui qu´à des crises, des guerres et un appauvrissement croissant des pays de la périphérie. Il faut bien le dire. Et si Mahmoud Ahmadinejad le dit, pourquoi cela blesse-t-il tout l´occident si c´est la même vérité qu´Obama a propagé pour se faire élire et si toute l´Europe la rumine en sourdine avec une rage impuissante face aux grossières erreurs du leader économique et militaire allié ?

La peur de l´islamisme ou tout simplement la peur qu´Ahmadinejad ait raison et que sa critique, dans ces temps de crise, fasse plus mal à un occident secoué par ses erreurs et ses abus dans une crise sans précédent ? C´est tout cela, en fait, mais surtout qu´Ahmadinejad, au lieu de jeter son peuple et son économie en pâture à l´exploitation capitaliste occidentale alléchée par le dynamisme, la créativité et la jeunesse de ce pays (80% est plus ou moins âgé de 20 ans). Ah oui, l´Iran est deuxième détenteur de réserves pétrolières et de réserves de gaz naturel du monde. Puis vient ses ambitions avancées à se doter de l´énergie atomique…qu´on aurait bien voulu lui vendre pour contrôler, ou plutôt empêcher ce pays d´accéder à un enrichissement autonome de l´uranium…qui pourrait déboucher sur des bombes atomiques, qui sait ?

Toutes ces raisons, même si elles sont caractéristiques, sous l´angle, à mon sens dépassé, de l´hégémonie occidentale, cela n´autorise personne à enfreindre au droit de souveraineté de l´Iran ! Que l´Iran veuille se doter de l´énergie atomique est légitime et même de la contrôler elle-même. Pour la bombe atomique aussi, car pourquoi les autres pays du monde auraient-ils le droit de la posséder ? Personne de bon sens n´attaquerait aujourd´hui un pays possédant cet argument de défense et les capacités de le propulser à distance. Sur ce point de vue, l´Iran cependant n´impressionnera personne ; l´occident est à même de la faire disparaître de la carte du monde si celle-ci s´attaquait, par exemple à Israël…non, ce qui dérangeait c´était plutôt que l´Iran devenait inattaquable, et donc capable de défendre son économie, ses richesses et son peuple. C´était un pays qui savait ou saurait se faire respecter au besoin, au lieu de subir les injonctions des autres pays puissamment armés.

La liberté exige de nous d´accepter que tout le monde ne doit pas vivre nécessairement comme les occidentaux, avoir la même religion ou enrichir les mêmes potentats industriels. Tout l´occident se trouve avec l´Iran et son fieffé président devant une dialectique qui met l´occident le dos au mur parce que cet occident a, pendant des siècles et aujourd´hui encore, imposés ses normes et ses intérêts. Puis cette crise économique, et surtout ses suites qui vont être dramatiques pour la périphérie et la classe ouvrière des pays industrialisés, ne fait pas arranger les choses. Pas du tout. Obama se serait certainement souhaité une victoire de l´opposition, pour mieux dialoguer avec un novice ou un faible président. Hélas, ce ne sera pas le cas. Et au fait, pourquoi tient-on coûte que coûte à contrôler ou affaiblir l´Iran si on armait chaque jour Israël encore plus et qu´on était pas encore arrivé à faire accepter à l´Etat hébreu de la légitimité d´un pays palestinien souverain ? Les palestiniens étaient-ils des animaux ou des moins que rien ?

A mon sens les raisons évoquées par les occidentaux sont plutôt subjectives, que sincères et honnêtes ; toutes ces raison, même celle de la prolifération, sont soit hégémoniques et intéressées, soit profondément irrespectueuse de la souveraineté et de la liberté de l´Etat iranien. Et à propos de prolifération, pourquoi les Etats qui lancent cet argument ne l´ont pas pris en considération quand ils s´armaient eux-mêmes, ou aidaient l´Inde, le Pakistan à devenir des puissance atomiques ? Ainsi, toutes ces blocus économiques et commerciaux ou ces embargos des occidentaux envers l´Iran ne les enfonçaient que plus profondément dans l´accusation selon laquelle : dans leur prétentions de liberté et de démocratie, il ne s´agissait pas de liberté et de démocratie pour tous et pour un chacun, mais bien la leur toute puissante et celle de leurs alliés stratégiques. Nous y voilà. Et à jouer à ce jeu, Obama ne devenait rien d´autre qu´un petit agent de l´ordre hégémonique occidental proaméricain. Est-ce vraiment le cas ou voyait-il les choses plus librement et plus démocratiquement ?

Le grand danger, et si on y faisait bien plus logiquement attention, vient de l´absolutisme islamique dont se réclament, autant l´Iran, l´Irak, l´Arabie Saoudite, la Libye, etc. Et tant que cette religion ne se sera pas démocratisée et humanisée par elle-même, en elle-même en acceptant d´une part la multitude fondamentale de notre monde, et de l´autre, cette religion doit accepter l´existence d´un rationalisme scientifique et technique aboutissant tout simplement à la fonctionnalité sociale, pratique, usuelle tout court. On pourrait alors revenir au Coran ou à Allah, si on veut, après, pour célébrer ce résultat ou son usage. Mais croire dès le départ que toute la vérité se trouve dans le Coran et l´organisation primitive actuelle du droit, des libertés et même de la pensée sociale…cela empêche tous les pays islamiques de développer l´imaginaire de leurs enfants et accéder facilement á la technologie et à la science. Or, ceux-ci déterminent de nos jours de la prospérité et du bien-être de toute société !

Ce danger de sécularité absolutiste aveuglant et abrutissant et freinant le progrès social intellectuel et scientifique n´est pas nouveau : il a été largement combattu dans le christianisme, avec succès. Hélas, dans les pays islamiques, le pouvoir abusif et aberrant des mollahs perpétue cette dichotomie primitive. Ceci représente le plus grand danger que la liberté et la démocratie dans le monde aient à affronter. Cela nous vaut, entre autre, de subir un terrorisme islamique primitif et criminel qui voulait nous faire croire qu´il existait un Dieu quelconque qui demandait à ses adeptes d´aller assassiner des innocents de par le monde et les obliger à voir les choses comme ces criminels et illuminés ! Là est le véritable danger de l´islam. Et celui-ci est tout autant en Algérie, au Soudan, en Arabie Saoudite, au Yémen…partout où cette religion, sous la primitive obédience de douteux mollahs, se refuse à se guérir de sa cécité et son malsain et primitif absolutisme.

Rappelons cependant, pour tous ceux qui aiment à se cacher derrière la culture occidentale pour exercer ou tolérer un non moins tendancieux absolutisme racial, économique ou culturel, que cet occident a détruit l´Irak de Saddam Hussein qui était le pays islamique le plus laïcisé de tout le Moyen Orient en prétextant faussement de la possession de la bombe atomique par ce pays ; ce qui était, comme on le sait faux et criminel, parce qu´il ne s´agissait que de faire main basse sur le pétrole irakien. Ainsi, même l´Amérique et même l´occident doivent eux aussi apprendre à respecter la liberté des autres, et pas seulement la définir ou dire ce que cette liberté n´était telle qu´en satisfaisant leurs subjectifs intérêts. Désolé, la liberté n´est pas seulement occidentale, loin de là. Ce n´est qu´ainsi que nous pourrons combattre efficacement tout absolutisme dans le monde, et particulièrement l´absolutisme islamique parce qu´avec l´ignorance et l´étroitesse culturelle que cette religion entretient, elle prolonge ses méfaits et ses abus dans l´avenir au lieu de les combattre et de s´humaniser avec le progrès.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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10 juin 2009

A propos de la mort d´Omar Bongo

Lorsque j´ai appris la mort de cette crapule du pouvoir africain, un énorme soulagement m´a envahi : enfin me suis-je dis, bon débarras, il était temps que le sort nous débarrasse de cet incapable et illuminé criminel du pouvoir ! Mais aussitôt je fus envahi d´une colère profonde, autant haineuse que révoltée. J´ai pensé à ces décennies perdues pour le Gabon, à ces enfants, à ces femmes et ces hommes vaillants auxquels on vola l´espoir pour les enfermer dans une prison ouverte…

 

Requiem pour une crapule africaine du pouvoir

 

Si je le pouvais, monsieur Bongo, j´irai bien cracher sur votre tombe…

En mémoire à tous ceux auxquels vous avez tant et tant fait subir bien d´injustices.

Si je le pouvais, je raillerai votre nom de la bouche de tout être humain de bon sens

Pour empêcher qu´un seul moment de l´histoire, une quelconque pensée,

Une seule réflexion ne soit perdue á se rappeler qui vous étiez.

Si je le pouvais, c´est depuis longtemps que vous auriez cessé d´opprimer

Nos enfants, nos belles femmes et leur faire subir un sort désespéré et vile.

Ce qui me révolte, c´est que vous ayez vécu si longtemps…

Que vos amis français vous aient permis de nous piller et de nous violenter à loisir.

France, France…tous y sont passés : Charles de Gaule, Giscard d´Estaing,

Mitterrand, Jacques Chirac, Sarkozy ; tous nous voulurent grand bien.

Mais aucun d´eux ne prêta l´oreille pour entendre nos voix, écouter nos prières ;

Aucun d´eux ne leva la main pour défendre notre avenir et nos droits bafoués

Et conduits inexorablement à l´enseigne du bon nègre soumis et aliéné au bon  

Vouloir des intérêts du maître occidental. Hors de cela, ni liberté, ni avenir…

On vous couvrit d´ordres, de citations, de reconnaissance pour services rendus

A la France. Mais personne au pays des droits des hommes ne s´inquiéta,

A grands slogans de liberté, égalité, fraternité, du sort étriqués qui fut le nôtre !

Ni nos larmes, ni nos cris, ni notre souffrance n´éveilla un quelconque regard

Humain et solidaire au pays des droits des hommes ! Aujourd´hui que vous avez

Perdu votre superbe et rendu l´âme ; pourquoi vous enterrer en terre africaine ?

L´avez-vous mérité, vous qui avez tant fait souffrir ses enfants,

Vous qui, dans votre illumination et votre incompétence, avez manqué de rendre

A ce continent et à votre propre pays des devoirs respectueux et généreux ?

Un dictateur vous avez été, en bête sans cœur avez-vous gouverné…

Pourquoi cette terre chaude et tendre vous offrirait-elle le repos du juste et du héro ?

Que personne ne se retourne quand son corps longera la rue,

Que personne ne cite ce nom vil et païen qui fut le sien,

Que l´histoire et la pensée des hommes ferme sa mémoire et oublie ce crétin sans Cœur et sans Patrie !

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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La grande ironie des élections européennes

Curieuse inversion : on s´attendait, dans cette crise et ses quotidiens lots de banqueroutes et de licenciements, que les conservateurs soient nettement repoussés aux suffrages, or, ce sont les socialistes qui ont payé la facture ! Le monde à l´envers pour avoir voulu préserver les petites gens des méfaits de la crise ou la gauche a été sanctionnée pour s´être associée aux syndicats pour marcher contre l´enfant chéri de tout le monde occidental : le capital ? L´Europe s´est tassée à droite, et alors ; les problèmes que posent cette crise et l´avenir de l´UE ne se sont pour autant pas évaporés !

 

Une dangereuse inversion qui punit la naïveté et le suivisme des socialistes

 

« Le poète est comme l´oiseau qui se moque des nuages et se rit de l´archer ; exilé sur le sol au milieu de huées, ses ailes de géant l´empêchent de marcher  » Baudelaire. L´albatros.

 

Même Léopold II, le plus renégat des monarques belges néolibéral avait, dans sa doctrine, dit aux missionnaires en partance pour le Congo : « apprenez-leur à croire, pas à raisonner. » Formés à cette école, aujourd´hui les congolais ont difficile à réfléchir et résoudre logiquement leurs difficultés, quand bien même leurs solutions pendaient devant leur nez ! Mussolini, lui disait : « Le peuple, est une putain qui préfère le mâle le plus fort. » En Italie, et malgré les relents d´escroc et d´immoralité qui le poursuivaient, Berlusconi battait toute la concurrence politique et la mettait au pied du mur avec une majorité écrasante. Ceci pour dire que lorsqu´on essaie avec la raison de faire passer un message en politique, et face aux gens de peu d´autonomie intellectuelle et économique…après tout tous les occidentaux sont issus du capitalisme et du néolibéralisme depuis leur éducation jusqu´aux fruits économiques sociaux dont ils jouissent aujourd´hui des bienfaits ! Mais oui, soyons sincères : toute l´histoire du bien-être et du système économique occidental vient du pillage des Amériques, de l´extermination de ses indiens et de l´esclavage des africains…ainsi que la colonisation et la francafrique qui permirent jadis le commerce triangulaire et aujourd´hui un enrichissement indécent avec lequel on pouvait jouer au capitalisme de casino.

Et ne pas avoir eu le courage de dire aux gens clairement que cette époque néolibérale, avec cette crise est terminée…et qu´il faudra veiller à ne pas appauvrir ses futurs clients à l´avenir avec des exportations étouffantes ou avec un subventionnisme sournois : c´est la cause véritable de la défaite de la gauche aux européennes. Car les gens réagissent ainsi : Never change the winning Team. Les gens du commun savent que le capitalisme est allé piller le monde entier pour qu´ils vivent décemment, qu´ils s´industrialisent et soient de la race la plus riche et la plus créative du monde. Sinon pourquoi se pressait-on à faire partie de l´Union Européenne, le berceau du néolibéralisme capitaliste ? Pourquoi devraient-ils croire que les choses ont changé ? 600 ans d´hégémonie absolue sur le monde, ça marque. Dieu est à nos côtés, se répètent-ils comme on le leur avait appris ; après tout on leur a toujours dit qu´il était blanc ! Nos politiciens salauds, nos grand escrocs commerciaux, ils vont bien trouver quelques solutions pour que nous nous tirions d´affaire à moindre mal, mais que ce soient les autres qui paient nos factures…comme par le passé. Vive le capitalisme !

Or, les choses, malheureusement, ont vraiment changé. Le temps de tricheries, de paradis fiscaux pour escrocs de notoriété publique, de boucs émissaires, de chiens à noyer qu´on accusait de rage, de fausses aides qui ne servaient qu´à corrompre et à appauvrir ou ces temps où on bombardait les femmes et les enfants à loisir pour mettre la main sur le pétrole ou autres matières premières….ces temps-là sont, hélas, révolus. Bien révolus. Ce qui manquait aux occidentaux aujourd´hui, c´était des acheteurs pour leurs exportations. Les américains qui avaient vécu effrontément au dessus de leurs moyens en prétendant que cela était du « Rêve Américain » s´étaient réveillés en catastrophe :  perclus de dettes. Et jouer au casino de la fausse monnaie ne nous avait tous qu´enfoncé dans une crise financière sans précédent. S´endetter, vivre au-dessus de ses moyens, mépriser et appauvrir ses futurs clients….cela devait finir ou on se mettait soi-même la corde au cou. Et par-là même conduisait-on son système économique et politique à l´impasse du collapse.

Voilà ce que les socialistes devraient dire aux électeurs : la vérité. Au lieu de taper sur les conservateurs ou les accuser, comme leurs banquiers canailles, d´être de la même écurie. Provoquer un large débat de société plutôt qu´incriminer les gens ou les diviser. Après tout, n´importe quel socialiste occidental est lui aussi un produit de tous ces méfaits ou il en a été nourri ! Si ce grand débat n´a pas lieu, on verra encore comme actuellement en Allemagne où le Parti Socialiste avec 20,8% des suffrages perd 0,8 % par rapport aux élections européennes passées, mais semble plus mal en point que les conservateurs ayant perdu 6,2% mais totalisant 38% des voix. Et on peut se demander : cette crise, à qui devrait-elle profiter sinon au socialistes ? Les efforts des socialistes pour défendre Opel, le prix du lait valant moins que celui de l´eau minérale, pour défendre l´emploi ; tout cela ne serait pas honoré par les électeurs ? Que faut-il faire, alors ?

Exact : faire moins de tapage et laisser faire les banqueroutes qui jonchent le trottoir en criant à l´aide publique et aux subventions du portefeuille des contribuables. Ils sont des milliers…et demain leur nombre va augmenter. Mais lorsque les gens auront enfin compris ce qui se passe réellement, ils cesseront de réfléchir en terme de catégorie Gauche-Droite ou à user de leurs  réflexes conservateurs ou raciste dépassés. Ils vont enfin se mettre à penser et à réfléchir. Et les solutions nouvelles ou des politiques adéquates seront possibles. Obama a les mêmes ennuis aux Etats-Unis : il a bien gagné les élections, mais les américains veulent rester ce qu´ils ont toujours été : dépensiers, arrogants, superlatifs gratuitement sur le dos du monde entier et surtout sur celui des pays pauvres auxquels ils privaient des flux financiers d´investissements pour jouer au casino du financement trompeur et de l´argent facile tournant sur place.

Changer la mentalité d´un pays qui a vécu longtemps ses erreurs et ses excès comme des fondements de sa victoire économique et de son bien-être est bien difficile. S´endetter indéfiniment n´est pas une solution au problème ; ce la n´appauvrit que les pensionnaires, l´Etat et les générations suivantes. Il faut bien que le peuple voie les choses autrement et change. Autrement, et malgré la victoire et la justesse de la politique d´Obama, il échouera bien. Car l´Amérique, ce n´est pas seulement son président, ses managers et politiciens illuminés ou pas… c´est aussi et surtout le petit peuple des universités aux travailleurs qualifiés en passant par la petite vendeuse ou le marchand de journaux. Eux aussi doivent comprendre que les choses ont bien changé. Mieux vaut prévenir que guérir, dit-on. Avec l´avènement de la société de consommation, on a sciemment empêché les gens de réfléchir ou de voir les choses plus loin que leur nez. Aujourd´hui cependant il faut leur donner les moyens de redevenir responsable de leur propre avenir. De participer à la gestation d´une politique RÉELLEMENT fiable à tout point de vue. Et bien plus honnête et respectueuse des acquis et des valeurs sociales les plus chères à la société.   

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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08 juin 2009

Constitution, développement et organisation sociopolitique en Afrique

Commentaire sur l´article de Stephane Bolle :

° La République Démocratique du Congo est-elle un Etat régional? - LA CONSTITUTION EN AFRIQUE

 

D´abord remplir les exigeantes conditions du développement…

 

J´admet que les efforts évidents faits en RDCongo par de nombreux gouvernements et de nombreux courants politiques vont dans le sens de doter ce pays d´une forme de personnalité constitutionnelle du pouvoir qui le fasse enfin fonctionner...trop de guerres et de tribalisme ou de régionalisme couvent sous l´ignorance et la pauvreté. Ceci n´est pas réprimandable, loin de là. Mais derrière ces efforts il y a bien quelque chose de plus fondamental que beaucoup de juristes ou formalistes du pouvoir ont difficile à assurer, ou plutôt dirai-je, hélas, que la vérité est ailleurs; qu´elle est moins dans la forme de l´État, le nombre de fonctionnaires, ou la qualité de la constitution d´un pays, mais bien dans la mise sur pied de conditions (intellectuelles, techniques, professionnelles) et de l´organisation rationnelle effective d´une idéologie économique de production de bien-être et de moyens et instruments de réalisation !
Certes tous les grands esprits universitaires ont saisi l´importance de l´organisation politique et structurelle qui manque cruellement à la RDCongo, comme dans toute l´Afrique, par ailleurs; mais on commet la même erreur que dans le passé: ce n´est pas la politique ou quelques fonctionnaires bien payés ou bien instruits qui font le progrès d´un pays ou son avenir, mais bien l´économie efficace et la production ! Et ceux-ci sont des processus de mise en valeur autant de facteurs que de l´utilisation adéquate et raisonnée de ces derniers à la réalisation du progrès et du bien-être d´un pays. Et je note particulièrement ici que les agents économiques les plus influents d´une société ne sont pas étatiques mais bien privés !

Avec ce débat constitutionnel qui est certes louable, on ne doit cependant pas oublier de promouvoir et mettre sur pied les véritables conditions sine qua non du développement: former le plus d´ingénieurs de haut niveau que possible, ainsi que des ouvriers qualifiés capables de rendements exigeants et précis comme le veut une production sévère et ambitieuse. Et bien sûr, sans une éducation créative, une formation professionnelle continuellement progressive, des moyens d´accumulation et d´investissement soutenant un projet de société travailleur et déterminé, même la plus belle constitution du monde ne sert à rien d autres qu´à s´égarer dans un labyrinthe de discussions vides, parce qu´ils leur manque les moyens de leur politique. 

Et je doute que le sens d´une Nation quelconque ne se réduise qu´à installer ou se doter d´année en année ou de décennies en décennies de gras fonctionnaires de tout acabit ou de juristes versés dans la discussion de la forme politique la meilleure pour un Etat. Avec cela on ne fait qu´agrandir le nombre de parasites et d´écornifleurs vivant sur le compte d´un peuple présentement pauvre ! Il faudrait d´abord organiser et mettre sur pied la production avant d´alourdir la nation d´un nombre toujours croissant de hauts discuteurs qui ne produisent rien du tout et ne mettent même pas le principal en route ! Or, avant de discuter si joyeusement, les gens doivent d´abord subvenir à leurs besoins, s´instruire, travailler pour nourrir un idéal positif au sens de la réalisation individuelle et collective. Et si ce train du progrès est mis en marche, on verra bien alors que ce sont les moyens de production, de ceux qui les détiennent et de ceux qui les entretiennent qui déterminent le moment, le lieu et le contenu de la politique.

Même Kenneth Galbraith le disait. A ce propos, les africains semblent à mon avis avoir le défaut de mettre la charrue devant les boeufs, ou du moins de mésestimer les incroyables efforts qu´il faut pour arriver à produire dans un monde où bien d´autres ont placé, avec leur industrialisation, le niveau de jugement bien haut. Un complexe hérité du refus de recolonisation, sans doute. Comme on sous estime à mon avis les efforts mentaux et intellectuels qu´il faut mettre sur pied pour sortir de la société traditionnelle et entrer dans la société industrialisée. Ces efforts sont immenses et incroyablement exigeants. Alors peut-être essaie-t-on seulement de tromper les apparences en s´attelant inutilement au subsidiaire qui ne mène nulle part. L´important, c´est l´économie et le progrès parce que ceux-ci mènent nécessairement à de nouvelles formes d´organisations sociales et politique. Le développement, il a ses avantages, n´en doutons pas. Après avoir créé les conditions du progrès fonctionnant et tranquillisant, on peut alors discuter à loisir...et beaucoup plus sincèrement et détendu.

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"


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06 juin 2009

Sur l´hymne sur la diversité attribuée à Obama

Commentaire sur l´article de Lucien Pambou du 06.06.2009 : http://grioo.com/ar,le_voyage_de_obama_de_ryad_a_caen_l_hymne_a_la_diversite_des_mondes,17080.html

 

L´effort économique se monnaie, il ne s´offre ou ne se donne pas sans appréciable et substantielle contrepartie

Jaloux ? Jaloux de qui ? ( 06/06/2009 22:08 )
Très africain limité cette manière de débattre. Sur la diversité que trop de gens chantent et réclament pour cacher leurs impuissances à se réaliser par eux-mêmes ou pour cacher tout simplement leurs notoires incapacités intellectuelles et techniques...ceux qui ont réussi et qui sont arrivés à se hisser d´eux-mêmes au sommet de l´histoire humaine, ne partagent pas les bienfaits qu´ils ont conquis pour leurs enfants et leur race; ils veulent les protéger à tout prix contre ceux qui croient faussement qu´avec des mots ou des incantations de "diversité" on peut produire le bien-être, encenser la science et la technologie à agréer et faciliter notre vie ! Curieux, on a plutôt l´impression que bien d´africains, plutôt que de lutter chez eux pour l´amélioration de leur conditions de vie, d´imposer une meilleure vue des choses et d´entreprise du développement, ils se sont qualifiés en chantres illuminés de la "diversité". Or, celle-ci se doit d´être méritée et gagnée...pas avec des mots ! Ou la simple contemplation passive...Jamais dans l´histoire humaine une quelconque diversité n´a protégé ou défendu les rêves et les attentes de qui que ce soit !

Enfin bon, remarquons cependant que l´économie, le plus précieux moteur de la culture occidentale, cette économie ne se partage pas. Ceux qui croyaient à l´aide en savent quelque chose: elle appauvrit et abrutit sournoisement. Diversités ou pas chacun doit faire ses propres efforts d´accumulation et de créativité. A lire les commentaire qui ont été faits sur grioo.com, les africains sont encore loin de l´avoir compris. Ceci explique par ailleurs pourquoi l´Afrique est pauvre aujourd´hui et vit de mendicité pendant que ses enfants sont obligés de quitter son sol pour aller réclamer ailleurs ce qu´elle leur refuse illégitimement: le droit au bien-être à l´épanouissement social et économique. Diversité ? Laissez moi rire; qu´est ce qu´il y avait de respect de la diversité dans l´esclavage, la colonisation, le racisme qui monte actuellement de nouveau avec la crise, l´exploitation et l´appauvrissement du tiers monde par le commerce inégal ou le dumping par les surproduction commerciales occidentales ? Faut pas rêver debout comme depuis de longs siècles cela a été le cas...en occident on appelle cela tout simplement de la bêtise. Ou de la faiblesse d´esprit, ce qui revient au même. Tous les africains ne sont pas idiots, loin de là. Dieu merci.

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"


Forum Réalisance

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04 juin 2009

Le discours d´Obama au Caire ce 4 juin 2009, que vaut-il réellement en pratique ?

C’est dans de la salle d’honneur de l´université centenaire du Caire, en présence de 3 000 invités triés sur le volet, que Barack Obama a prononcé son discours centré sur un nouveau départ fait « d'intérêts et de respect mutuels » entre l'Amérique et le monde arabe.

Discours d´intention ou discours de conviction ?

Voici en substance ce que contenait d´après nous le discours du président américain :

Sur les relations entre l’Occident et le monde musulman : Barack Obama a dit qu'il était venu « chercher » au Caire un « nouveau départ » entre les musulmans et les Etats-Unis, estimant que le « cycle de la méfiance et de la discorde devait s'achever ». « La première question que nous devons affronter, c'est l'extrémisme violent sous toutes ses formes », a-t-il déclaré en évoquant « les questions spécifiques » que les musulmans et les Etats-Unis doivent « affronter finalement ensemble ». « A Ankara, j'ai dit clairement que les Etats-Unis n'étaient pas, et ne seraient jamais, en guerre contre l'islam », a-t-il rappelé. « Nous lutterons toutefois sans relâche contre les extrémistes violents qui représentent une grave menace pour notre sécurité » car les Etats-Unis « rejettent la même chose que les gens de toutes les religions, les meurtres d'hommes, de femmes et d'enfants innocents ».

Sur la tolérance et l´égalité raciale : tout le monde sait que depuis la guerre en Irak, le scandale de la prison d'Abou Ghraib en Irak, le camp de Guantanamo ou la priorité à la lutte anti-terroriste volontaire de l'administration Bush après les attentats du 9/11, les relations islamo américaines se sont couvertes de gros nuages. « Tant que nos relations seront définies par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine plutôt que la paix, à ceux qui font la promotion du conflit plutôt que de la coopération. Ce cycle de méfiance et de discorde doit s'achever », a-t-il lancé. Mais il a aussi précisé que le monde musulman devait aussi lutter contre les « préjugés » anti-américains, évoquant également les questions épineuses des droits de l'homme, du rôle de la femme et de leur « libre choix » dans les sociétés musulmanes.

Sur le respect pour l’islam : Barack Obama a souligné que les Etats-Unis et les pays musulmans ne devaient pas être en compétition. « Je suis venu chercher un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans à travers le monde, un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, un départ fondé sur cette vérité que l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas ». Il a ajouté que l'islam avait son rôle à jouer dans le monde pour combattre l'extrémisme et favoriser les efforts en faveur de la paix. « Les extrémistes ont exploité les tensions » entre l'Ouest et l'islam, a-t-il déploré.

Mise en garde contre une nucléarisation du Proche-Orient : Barack Obama a estimé qu'une course aux armements nucléaires au Proche-Orient entraînerait la région dans « une voie extrêmement dangereuse ».

Sur la confrontation avec l’Iran sur le nucléaire : celle-ci est « à un tournant décisif », a-t-il déclaré, affirmant que les Etats-Unis étaient disposés à « aller de l'avant sans conditions préalables ». Cela n'exclut pas cependant, selon lui, que « toute nation - y compris l'Iran - doit avoir le droit d'accéder à la puissance nucléaire pacifique » si elle se conforme au Traité de non prolifération nucléaire.

Sur la question palestinienne : Obama s’engage à soutenir les aspirations des Palestiniens pour un Etat et souligne le « lien inébranlable » des Etats-Unis avec Israël. Il faut « affronter l'extrémisme violent sous toutes ses formes », a-t-il dit, en ajoutant : « La colonisation israélienne doit cesser ».
Obama s’est engagé à soutenir les aspirations des Palestiniens pour un Etat. Il a affirmé que les Etats-Unis soutenaient les aspirations « légitimes » des Palestiniens à un Etat, soulignant que la « seule solution au conflit avec Israël résidait dans celle prévoyant deux Etats».

Forum Réalisance

02 juin 2009

Détournement de fonds européens au développement au CDE !

Lettre ouverte à l’Office Européen de Lutte Anti Fraude (OLAF), à la Commission du Contrôle Budgétaire du Parlement Européen (COCOBU), aux Honorables membres du Parlement Européen, à la Presse et à la Société Civile.

Concerne :  Graves disfonctionnements de l’OLAF dans le cadre des ses enquêtes de 2006 à 2009 pour détournements de Fonds Européens au Développement au Centre pour le Développement de l’Entreprise (CDE)

Mesdames, Messieurs,

A la veille des élections européennes, le Collectif Européen tient à vous remercier pour tout le travail abattu durant cette période trouble en raison de la crise économique qui déstabilise en profondeur l’assise de nos systèmes économiques.

C’est à ce titre que nous devons attirer votre attention sur les graves disfonctionnements survenus au sein de l’OLAF ces dernières années.

Comment peut-on justifier, alors que les budgets nous manquent du fait du ralentissement économique, que l’OLAF n’a pas enquêté en temps et en heure sur une affaire de corruption et de fraude affectant gravement les intérêts financiers de l’UE et de ses Citoyen(ne)s ?

La fraude que nous portons à votre connaissance porte sur 300 millions € et à lieu au sein du Centre pour le Développement de l’Entreprise (CDE).

Cette fraude est détaillée dans le droit de réponse du fonctionnaire international Abraham Mbayi à Louis Michel suite à la parution d’un article dans le journal La Dernière Heure le 29 mai 2009.

Ce fonctionnaire a réclamé sous la huitaine les preuves des allégations de Louis Michel.

Nous attendons donc tous que Mr Louis Michel preste ces preuves alors qu’il se présente au suffrage pour briguer une place au Parlement Européen et qu’il est concerné par les procédures judiciaires suivantes :

-    Dossier N° 08/69 de Madame le juge d’Instruction Destrée - N. 2199358/08  Tribunal de Première Instance de Nivelles
-    Dossier N° 09/75 du Juge d’Instruction Anciaux (faits depuis le 28.04.1995)
-    Cour d’Appel de Bruxelles Dossier PG 1P/29
-    Dossier N° 208/01 du Juge d’Instruction Bruynell
-    Dossier de la Cour Européenne des Droits de l’Homme N° 17284/09
-    Dossier en Référé contre l’Etat belge RG 2009.572/C, plaidoirie au 02 juillet 2009 en salle 0.12 du Palais de Justice de Bruxelles

Pour revenir à ce qui se déroule au sein de l’OLAF, il faut placer les faits chronologiquement :

21 novembre 2007 :  PV d’audition de Mr Mbayi par l’OLAF  pour faux et usage de faux intellectuels par Louis Michel lors des investigations du PE  - ce PV n’a pas été enregistré : N° & titre CMS inexistants

20 janvier 2009 :  Question écrite E-0114/09 posée par Paul van Buitenen à la Commission : " La Commission compte-elle enquêter sur cette faute professionnelle des fonctionnaires de l'OLAF? "

Le député Van Buitenen renseigne les faits suivants au sein du CDE qui sont alarmants :

-  "l'OLAF a décidé de se concentrer sur les allégations concernant l'ancien directeur (ndlr Hamed Sow). Pendant près de deux ans, l'Office de la lutte anti-fraude n'a pas évalué, et encore moins examiné, les accusations à l'encontre du directeur actuel (ndlr Christian Claudon)",

-  "ce n'est qu'à la suite des pressions exercées par deux eurodéputés que l'OLAF a décidé de rouvrir le dossier contre le directeur actuel du CDE (ndlr Christian Claudon). L'OLAF l'a présenté comme une nouvelle affaire, avec un titre et un numéro de CMS différents. L'ensemble des allégations des informateurs du CDE est soudain apparu dans leur CMS"

9 février 2009 :     Accusation de l'OLAF par le Collectif Européen, devant la Commission d'enquête de la COCOBU, de pas enquêter depuis 14 mois sur Louis Michel et l'Affaire CDI-CDE

23 février 2009 :     Que se passe-t-il à la COCOBU et à l'OLAF ?

Depuis lors, plus rien.

S’il a fallu près de deux ans à l’OLAF pour finalement ouvrir l’enquête contre Christian Claudon, nous constatons que nous sommes presque au terme de la même période pour que l’OLAF ouvre finalement l’enquête contre Louis Michel suite à la déposition du fonctionnaire international Abraham Mbayi du 21 novembre 2007.

Dans quelques jours, les Citoyens et les Citoyennes d’Europe iront aux urnes.

Le changement de Parlement n’impliquera pas la fin des dossiers et des affaires en-cours car en l’état, nous nous opposons à la clôture des comptes du CDE avant que l’enquête de l’OLAF contre Louis Michel n’arrive à son terme.

Les budgets FED fonctionnent à partir de l’argent des contribuables Européens et c’est à ce titre que nous vous demandons des comptes.

Ces allégations de détournement et de corruption sont-elles avérées ou non ?

Pour le savoir, il faudrait commencer par enquêter.  Il est donc plus que temps que l’OLAF se mette au travail dans le dossier Abraham Mabyi – Louis Michel.

Le Collectif Européen saisira le nouveau Parlement Européen au sujet de cette affaire CDI-CDE affectant les intérêts financiers de l’Europe.

Le Collectif Européen

 

Forum Réalisance

 

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01 juin 2009

Un tonnerre d´avertissement: le dépôt de bilan de GM

La fleuron de l´industrie automobile américaine, GM, va prendre ce lundi 1er juin à 14 heures le lourd pas de la banqueroute sous l´article 11 de la loi sur la banqueroute américaine. Si ce pas inévitable a été soigneusement préparé, il n´en reste pas moins vrai que l´avertissement économique et commercial qu´elle convoie n´est que plus blessant pour toute la société américaine : le temps de l´arrogance économique, celui du gigantisme indécent et prétentieux est fini, bien fini. Il est temps de revenir à la raison et au bon sens.

 

Le lourd salaire de l´arrogance et de la cécité

 

Avant de vouloir apprendre au monde entier à changer, il vaut mieux d´abord se juger sincèrement soi-même, et faire preuve de vrais vertus ; alors seulement on peut les proposer aux autres….

Pendant que le géant américain, encore jusqu´en 2007 le plus grand constructeur automobile du monde prenait, la tête basse, les sentiers ténébreux de la banqueroute sous l´article 11 pour se restructurer et panser ses blessures, Timothy Geithner, le secrétaire d´Etat au trésor américain, lui, allait en Chine. En fait deux faits ayant la même origine : d´une part les invendus américains et de l´autre, les dettes que l´Amérique aimait par trop s´offrir ces derniers temps. De l´un on savait de l´expérience de GM qu´on ne peut pas produire des tracteurs ou des chars civiles en place de voitures ; quant aux dettes, demander aux chinois d´acheter plus de dettes américaines ne servait absolument à rien si on ne faisait soi-même pas les efforts pour sortir de son goût pervers du crédit facile, de l´argent bon marché ou du gigantisme prétentieux et indécent de la consommation. Et pour cela, il fallait bien devenir concurrentiel et produire ce que le marché voulait acheter ; pas ce que la vanité américaine voulait imposer au monde !

Depuis deux ans les chinois qui détiennent un nombre incroyable de bons du trésor américain se sont reconvertis au court terme…par prudence. Car malgré qu´ils ont augmenté de 300 % les achats du trésor américain, les américains, eux se sont joyeusement jetés dans un endettement multipliant, à ce train, leurs déficits par 5 et plus…et la tendance actuellement ne semble pas arrêter cette érosion. Après un budget déficitaire de 1750 milliards $, on s´attend, à la fin de l´année ou en début d´année prochaine, à un nouvel emprunt de cet ordre ! Ainsi, aller demander aux chinois d´acheter des produits qui n´étaient pas concurrentiels…ou leur demander de se priver de leurs épargnes pour acheter des bons américains…Hem, il faut en avoir le toupet si les américains voulaient continuer à vivre au dessus de leurs moyens d´une part, et de l´autre, s ils n´avaient pas encore compris, comme GM, qu´il était temps de revenir sur terre et produire en bon père de famille des biens qu´on pouvait vendre ! Les américains croyaient-ils que le monde entier était obligé de subir leurs abus, leurs excès et leur goût grossier du gigantisme ; au nom de quoi, du rêve américain ? Chacun doit apprendre á payer soi-même le prix de ses rêves…fous ! Le monde soutient et aime les rêves décents, frais, respectueux des droits des autres et…peu coûteux.  

Cette histoire GM est le meilleur exemple de ce qu´est la société américaine actuellement : perclus de dettes, vivant des épargnes des autres avec une nonchalance toute provoquante sans pour autant se donner la peine de faire quelques efforts pour rendre au monde ce qu´elle lui a fait perdre notamment avec cette crise financière de la Wall Street. Oui, autrement, bien entendu qu´avec des guerres grotesques et des bombardements autant criminels qu´indécents. Et si cela continue dans ce sens, l´économie américaine ne vaudra pas un iota dans quelques années ; ses dettes risqueraient de noyer ce grand pays irrémédiablement. La Chine et le monde ne se prêteront pas toujours à cette escroquerie s´ils ont la certitude que l´Amérique ne faisait aucun effort pour se guérir d´elle-même.

Pour GM, cette fois, l´Etat américain va prendre 60% de ses participations, le Canada 12% et cette société recevra 30 milliards $ frais du contribuable et entre 60 à 90 jours pour se mettre à jour. En plus que GM devra se séparer de 21.500 de ses employés, 11 de ses centres de productions seront fermés (vendu ou définitivement mis en friche). GM-Europe a été concédée à Magna et ne fait plus partie, à part les 35% de participation dans le prochain Holding européen, de la masse du failli.

Et malgré tout cela, la grande question, le plus important dans l´avenir est : GM sera-elle capable, après sa prison de restructuration, de produire enfin des voitures concurrentielles et vendables ? Quand GM sera sortie de sa cure d´éducation commerciale et économique, sur quel pied sera la crise et cette société saura-t-elle remonter la pente, refaire la pente et créer le succès auquel elle s´était elle-même entravée par le passé ? Ce ne sera pas facile, on le sait ; mais peut-être est-il réellement temps, dans toute la société américaine, de se débarrasser du gigantisme, de trop de vanité, d´orgueil mal placé…de redevenir réaliste et plus solidaire du monde et de ses problèmes écologiques croissants, ceux de la pauvreté…plutôt que de vouloir lui ingurgiter un néolibéralisme absolutiste garni de valeurs savamment faussées et de mensonges ne menant les gens nulle part sinon à…l´endettement et à la banqueroute.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

Forum Réalisance

 

     

29 mai 2009

La crise court son train écrasant…avec son lot d´insolvabilités et de chômage dégradant.

Les chiens aboient…la caravane passe pourrait-on dire. A la veille du dépôt de bilan de GM : la plus grande banqueroute industrielle de l´histoire humaine de la production, on se demande encore si jusqu´à maintenant, et cela sous les bonnes intentions du G 20 passé, on a réellement fait des progrès pour endiguer les désastreuses conséquences de la crise, ou si, à bout de solution, on laissait venir, tout simplement…en noyant la ville d´argent bon marché pour éteindre un feu qui écroulait la société de haut en bas. L´eau ne sauvait personne, si le feu avait pris aux étages supérieurs. On se trouvait plutôt entre la noyade au rez-de-chaussée et la grillade causée par les cols blancs.

 

Ainsi GM, ainsi l´Amérique…endetté, gras et faussement prétentieux ?

 

« Un mal qui répand la terreur, mal que le ciel en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre… » La Fontaine. Les animaux malades de la peste.

Oui, l´affaire de l´insolvabilité prochaine de GM est dans toutes les bouches actuellement, notamment parce que derrière cet étonnant phénomène, il n´y a pas seulement l´échec de gestion du management américain, mais aussi Opel…pour lequel les allemands particulièrement se faisaient beaucoup de soucis pour protéger les 25.000 ouvriers allemands directement touchés par la banqueroute de la maison –mère. Il en allait de même pour 4.700 emplois en Grande Bretagne, 7500 en Espagne, 1400 en France, en Pologne, en Belgique, en Suède…etc.

On a bien essayé, dans tout le monde occidental, à grand effort d´interprétation des statistiques, à manipuler adroitement l´opinion publique pour conserver un optimisme empêchant l´écroulement définitif du système. Hélas, ni les nombreuses et plutôt intempestives annonces de banqueroutes journalières, ni le chômage grandissant qui menaçait d´étouffer les pays industrialisés et la périphérie, ne laissaient plus aucun doute : cette fois l´affaire était de taille. Si GM, le fleuron de l´industrie automobile américaine et la plus puissante société productrice du monde courbait l´échine et prenait le chemin de l´article 11 de la banqueroute américaine pour se protéger de ses dettes ouvertes de 27 milliards $, il faut bien se dire que les choses vont mal aux Etats-Unis. Et c´est bien le cas ; on ne peut pas toujours s´endetter joyeusement, produire des blindés civils en place d´automobiles, vivre sur un grand pied dépensier des matières premières, abuser du crédit et de l´argent facile…sans qu´un jour la facture ne devienne lourde à payer. Et changer…comme le prétend Obama est plus vite dit qu´il n´est réellement possible rapidement. Les américains ont tout simplement cultivé un art à vivre…indécent et dépensier qu´ils préféraient aujourd´hui défendre en bombardant le monde entier ou en s´endettant à se noyer…plutôt qu´à revenir au bon sens. Et on se demande si l´Amérique n´allait pas tout simplement vers un irréversible gouffre si elle n´était pas capable d´inverser la vapeur…et c´est dire devenir concurrentiel et mériter son bien-être et ses excès plutôt que de les voler aux autres sous de faux prétextes ou des escroqueries financières mettant le monde entier à mal.  

Obama aurait beau avoir apporté un nouveau crédit à la politique américaine ; s´il n´arrivait pas à maîtriser la banqueroute économique qui menaçait son pays, ni à cesser les guerres ridicules que ce pays entretenait pour se cacher de ses propres faiblesses (Ou était-ce une façon comme une autre de faire beaucoup de fumée pour tromper son monde et continuer, malgré tout à vivre ses abus et ses excès au détriment du monde entier et même de ses propres prétentions éthiques et morales ?) ou régler le problème palestinien autrement qu´en supportant un Etat juif sournois oppressant depuis d´interminables décennies les doits palestiniens…ce grand pays aura joué sa dernière carte comme puissance mondiale influente et crédible. Et à propos de valeurs, plus personne ne croira un seul instant que ce pays sache de quoi il parle, surtout si les femmes américaines – actuellement 200.000 dans l´armée – doivent trembler d´aller á la toilette la nuit de peur d´être violées en Irak…par leurs collègues américains ! C´est vraiment à se taper les mains sur la tête quand on apprend cette délinquance militaire masculine américaine connue, parait-il de toute l´amirauté américaine. C´est bien la peine d inviter les femmes à servir leur pays…pour qu´elles se fassent violer à tour de bras par des gens qui prétendaient défendre la liberté et la démocratie dans le monde ! Cette bassesse, cette fausseté, n´est-ce pas ! Honteux et scandaleux. On doit y mettre fin le plus immédiatement que possible, ou dissoudre une armée de criminelles et de cannibales aux valeurs américaines. Ou nous serions-nous tous trompés sur ce qu´étaient réellement les valeurs américaines ? Scandaleux, cet état des choses. Ce n´est tout de même pas parce qu´Obama est arrivé au pouvoir aux Etats-Unis qu´on doit se permettre de faire n´importe quoi ! Nous y regardons encore plus délicatement qu´hier, qu´on ne s´y trompe pas. Les femmes américaines ne sont ni du papier toilette pour quelques crapules et criminels sexuels aussi américains soient-ils, ni de la charcuterie pour les canons de guerres illicites et fantaisistes de la classe néolibérale américaine. Qu´on se le dise !

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

Forum Réalisance

 

 

 

    

22 mai 2009

Occident-Afrique: vers une nouvelle vague de relations superficielles ?

La crise économique aidant, les occidentaux en mal de ventes et littéralement étouffés par leurs surproductions redécouvrent, comme d´habitude…l´Afrique. Après la fausse colonisation et la sournoise francafrique qui a mis l´Afrique à mal en l´enfumant avec de fausses valeurs économiques et politiques l´empêchant de s´épanouir et l´appauvrissant inéluctablement ; cette fois l´occident aurait-il compris de quel partenariat l´Afrique avait un grand et urgent besoin ? Avait-on, du côté africain autant que de celui des occidentaux, fait sien des leçons du passé, ou comme hier chacun était resté enfermé dans son étroite logique dépassée ?

 

Un nouveau festival politique illustrant les occultes intentions d´un éternel rendez-vous manqué ?

 

« Les vertus se perdent dans l´intérêt, comme les fleuves dans la mer » La Rochefoucauld.

Cette fois-ci encore, le face à face tenait des exigences économiques. L´Afrique était mal en point : elle n´arrivait ni à décoller, ni à se structurer adéquatement pour devenir un partenaire économique valable et estimé. Bien au contraire : malgré de sensibles progrès, les économies africaines souffraient toujours de leurs maux de toujours : leur naïve productivité industrielle, la qualité modeste de leur créativité dans un monde exigeant et hautement technicisé. Et avec le temps, les africains devraient être arrivés, eux aussi à la conclusion que l´importation ne changeait en rien les choses. Bien au contraire, elle les aggravait en dévalisant les accumulations sociales des pays africains déjà économiquement faibles.

Du côté occidental la monstrueuse crise économique actuelle battait son plein avec son lot attendu de chômage croissant, de banqueroutes industrielles, d´invendus jalonnant les ports et risquant de perdre de valeur si la crise perdurait. Il fallait donc trouver de nouveaux débouchés…en occident c´était, malgré les aveux de lutte contre le protectionnisme, la concurrence à couteaux tirés : chacun tournait et retournait ses dépenses à deux fois et protégeait plutôt ses propres industries mises à mal, qu´on ne jouait à une générosité internationale qui avait pratiquement cessé d´être.

Après le Cameroun, voilà Fillon en pèlerinage au Nigeria où il va même visiter la région pétrolifère du Delta qui faisait parler d´elle par ses rebelles armés et ses troubles sociaux issus notamment de la mauvaise redistribution des revenus du pétrole. Obama, lui, était attendu au Ghana au mois de juin. Ces excursions engendrées par la crise et ses impondérables seraient-elles capables de tisser envers et avec les africains de nouveaux liens économico politiques ouvrant sur un véritable partenariat positif ?

Personnellement, nous en doutons. Pourquoi ? Parce que dans le passé ces excursions n´avaient eu qu´un but : exhorter les exportations de biens finis de consommation ou d´armes en Afrique avec la saignée, comme on le sait, de l´accumulation sociale de tous les pays qui s´y sont laissés tromper. Au niveau des investissements dont l´Afrique avait un besoin urgent et abondant, on préféra plutôt aller investir en Chine, en Inde, au Bengladesh, en Corée, au Vietnam ou au Brésil au lieu d´investir en Afrique. Les investisseurs étrangers n´étaient pas les seuls responsables du manque d´attraction de l´Afrique : les gouvernements africains ne remplissaient que sporadiquement leurs devoirs de doter ce continent d´infrastructures de transport, de communication, de formation professionnelle…Non seulement le marche national commercial stagnait par son bas pouvoir d´achat, il était peu dynamique dans sa spécialisation, sa créativité et ses échanges. Qui vient donc investir dans un marché si peu infrastructuré où tout est aléatoire, lointain, lent, sinon à faire ?

Ce qui faisait l´échec actuel des rapports Occident-Afrique, ce n´est pas tellement le manque de bonne foi ; c´est plutôt qu´à force d´avoir prostitué les économies et la politique africaine par le passé, l´occident se trouve toujours en face d´élites du pouvoir plutôt opportunistes que nationalistes et fondamentalistes du développement. Les opportunistes jouent à la cosmétique et au tapageur inutiles et vite désuets, mais ils servent les intérêts commerciaux occidentaux en important massivement. Les nationalistes et fondamentalistes du développement, eux vont investir dans le long terme et veiller jalousement sur les facteurs fondamentaux déterminant un développement économique et culturel. Ces derniers, comme à l´indépendance qui vit l´assassinat de Patrice Lumumba, de Ruben Um Niobé et l´incarcération de Nelson Mandela pendant 28 ans, ne sont pas utiles aux intérêts immédiats occidentaux. Surtout en cette période accrue de crise. Celui qui croit le contraire est encore plus naïf qu´hier.

Ainsi, et comme hier, assisterions-nous à ces étreintes volages sans réelle substance culturelle que l´opportunisme occidental à vendre et placer ses intérêts au dessus de ceux de l´avenir des africains ? Cela rappelait à s´y méprendre à la visite au bordel pour prendre son pied. L´idée que la prostituée pouvait aimer, qu´elle était capable d´aspirer à la sécurité, à la famille, à une vie normale et rangée…choquait son client régulier et le révoltait. D´après lui cette femme n´était pas capable d´autre chose que de lui vendre sa chair quand et où il le voudrait. Et pourtant, cette prostituée était tout autant femme que n´importe quelle femme ! Et ses aspirations à une vie plus élaborée, plus responsable et moins primitive, elles étaient légitimes…Mais si elle fermait boutique, où donc le client irait-il satisfaire ses bas instincts sans avoir à faire l´effort de prendre en compte de respecter les besoins et les désirs de l´autre ?

Musengeshi Katata

„Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“

 

Forum Réalisance

14 mai 2009

L´occident et le monde face aux bourbiers de la crise économique du siècle

A Arcelor on crie, à Thyssen Krupp on broie le vide, chez Schäffler…partout le licenciement et la rationalisation sont à l´ordre du jour. Les Etats-Unis ont perdu en Avril 539.000 emplois après 699.000 en mars. La crise a atteint la base productive de l´industrie des pays les plus riches…Cependant, on assiste à un curieux jeu dangereux à embellir ou à banaliser une situation qui ne l´était absolument pas du tout. Faut-il continuer ainsi ou serait-il temps, surtout pour les américains, à devenir réaliste et prendre enfin les mesures appropriées qui s´y conforment pour lutter contre une crise incroyablement lourde de dangers ?

 

Les grands dangers d´un optimisme aveuglant

 

Le problème, même pour ceux qui étaient endormis ou trop optimistes, n´est plus la crise puisqu´elle est là et prend possession, chaque jour qui passe, avec ses licenciements et ses chiffres rouges, les économies du monde entier dans sa poigne. Non, on ne peut plus tromper son monde en prétendant que ce serait une simple grippe économique. A moins, bien entendu qu´on ne l´aie pas comprise ou comme le fait tout l´occident actuellement, pour ne pas déclencher la panique, de veiller à ce que l´énorme ballon de fausses valeurs financières qui truquait l´optimisme économique occidental et mondial…de se dégonfler lentement.

Non, le grand problème à notre avis est qu´on essaie, comme toujours ou comme par le passé, d´étouffer le feu plutôt que de le combattre réellement. Et ceci veut dire combattre les causes et les contradictions qui ont généré la perversion économique de la crise que nous déplorons tous aujourd´hui. L´Amérique est et sera, comme tout le monde le sait, particulièrement touchée par cette crise. Or on observe de la part du gouvernement des Etats-Unis, et afin d´éteindre ce feu dévorant et dangereux, à une véritable hérésie…des même erreurs qui ont conduit à la crise ! L´Etat plongeait dans l´endettement et noyait les marchés financiers d´argent á bas prix. Combattre le feu par le feu, dirait-on, pour endiguer la défection bancaire du crédit. Question de méthode. Mais n´aurait-il pas été plus sage de faire, comme les allemands le projettent, disparaître les fausses valeurs financières ou les valeurs faisandées des actifs des banques d´abord ?

On soutenait des sociétés productrices mises à mal par la crise avec des crédits étatiques pour, soi disant protéger l´emploi. Or ce subventionnisme protectionniste, pour peu regardant qu´il soit pour l´emploi, risquait, à la longue, de pulvériser les deniers des contribuables. C´est encore le marché, dans une économie de marché, qui fait la réussite ou la défection d´un producteur, pas l´Etat. On risquait donc de subventionner des produits sans avenir…lesquels un jour, comme on le voit aujourd´hui, deviendraient des monstres économiques et financiers empêchant par trop impertinemment l´avènement sur le marché de produits concurrentiels bons marchés ou plus écologiques. Et on pouvait aussi se demander : la caution de marché de libre échange, existait-elle encore si l´Etat subventionnait des sociétés commerciales privées ? Eh, oui, les banques en faisaient aussi partie…

L´autre aspect de cette crise est la réduction des erreurs et contradictions du système. Et parmi celles-ci se trouve la tolérance, pendant des décennies, de la plaie morale, juridique et économique des paradis fiscaux ! Et rien qu´aux difficultés ou aux débats houleux qui ont suivi les déclarations du ministre allemand des finances, Peer Steinbrück, au parlement lors de la présentation de la loi de suppression de ces oasis de véritables escrocs aux finances et à l´imposition de pays souverains tiers, on a pu voir combien l´occident était prise entre l´enclume et le marteau. Les partis de droite, quoique conciliant, semblent vouloir traiter l´Autriche, la Suisse, le Luxembourg, le Liechtenstein et autres avec des gants ! On parle de période de transition de 10 ans, afin que ces pays se détachent de leurs…faussetés fiscales ! Depuis quand des criminels internationaux notoires ont-ils droit à autant d´égard et de compréhension face au Droit, se demande-t-on ? Ici les américains avaient été rapides et efficaces : ils ont tout simplement mis le couteau à la gorge de l´UBS (Union des banques Suisses) et le résultat a été immédiat.

A côté des escroqueries financières courantes, du combat contre la corruption avec l´affaire Intel (avec la contravention européenne record de 1 milliard €), par exemple, ou Microsoft, Thyssen Krupp, Hoffmann Laroche, Siemens…etc par le passé, on doit aussi, hélas ajouter celui des privilèges exubérants et abusifs non seulement des banquiers (surtout s´ils ont été financé par le contribuables), mais aussi, comme l´a montré les révélations du Daily Telegraph en Angleterre sur les abus de Gordon Brown et de ses compères du parlement, que ce système économique était de petite morale bien opportuniste. Depuis le haut de son échelle. Ainsi, demander aux ouvriers et aux petites gens de se serrer la ceinture afin que l´industrie soit concurrentielle ou les ployer sous des impositions chaque année plus lourde et plus fantaisiste…tout en se faisant payer par ces mêmes contribuables jusqu´à la brosse à dent ou à l´alimentation de son chien…tout en jouissant d´honoraires juteux ; il faut le faire, il faut le faire vraiment ! Tout cela témoignait d´un esprit, d´une éthique…pour le moins douteuse.

Ou encore, dans la société, lorsque de hauts techniciens ayant faits de longues années d´études, des médecins, des ingénieurs, des professeurs d´universités gagnaient moins que des sportifs qu´on retrouvait en file aux bancs du doping…cela n´encourageait pas la jeunesse á faire des études supérieures, et ce faisant, c´est la créativité et la technicité de la société qui en prenait un coup. Faut-il alors s´étonner plus tard qu´il manquait d´ingénieurs, de techniciens ou de médecins ? A la longue, au lieu de protéger son avenir, la société se dotait seulement de beaucoup d´amuseurs publics, de comédiens, de sportifs…de tous ceux qui, sans la création et les inventions techniques sophistiquées ne savaient pas exercer leurs métiers aussi bien payés soient-ils !

Le gros et gras des contradictions occidentales se trouvent cependant dans son recul de vente et de génération de croissance. Et là, on a fermé les yeux devant une flagrante évidence : la machine industrielle occidentale, en se déployant, a fait plus de pauvres qu´elle n´a engendré l´élargissement de ses marchés. Et avec cette logique soutenue par la corruption des élites des pays pauvres nuisant eux-mêmes aux intérêts de leurs peuples par leur nonchalance et leur notoire incapacité, l´Afrique, notamment, s´est appauvrie au lieu de s´épanouir. Et vivre ou vendre à la pompe de dettes comme on semble le suggérer actuellement ne résout ni le problème de l´appauvrissement social, ni celui de la compétitivité faussée comme on le voit avec GM, Chrysler. Tout cela fait que nous risquons de plonger dans une crise bien plus lourde et longue qu´on ne le voudrait, qu´on ne s´y trompe pas.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

Forum Réalisance

 

     

10 mai 2009

Sur le livre "Vers la deuxième indépendance du Congo" de Colette Braeckman

Au premier abord, rien de spécial qu´une journaliste belge écrive sur le Congo ; depuis la colonisation, les belges ont pris l´habitude de vouloir régenter la politique de leur ancienne colonie…avec une évidente objectivité boiteuse qui en oubliait par trop souvent à voir la poutre géante qui débordait de leurs intentions subjectives, malgré tout, à conformer l´avenir de ce grand pays africain riche en matières premières à l´utilitarisme intéressé qu´en feraient la Belgique et l´occident pour son avenir.  

 

Quel est l´intérêt réel du LIVRE : « VERS LA DEUXIEME INDEPENDANCE DU CONGO » DE C. BRAECKMAN

 

Si nous nous orientons seulement sur la phrase de Senghor le 7 janvier 1977 à "Jeune Afrique" : « Aujourd´hui on est colonisé et on ment au peuple qu´on est libre », on peut sans la moindre hésitation dire que Colette Braeckman a raison, seulement, sa visible et subjective sympathie pour Kabila, ainsi que le fait que tout en étant belge, elle n´arrive pas à sortir de sa peau pour voir les choses plus objectivement ; ce qui fait de ce livre un pamphlet à la désorientation et à l´assimilation, plutôt qu´il ne débat réellement de ce que pourrait être une deuxième indépendance congolaise. Notons qu´elle n´a pas tellement tort en faisant entrevoir entre autre l´échec de l´indépendance de 1960 (avec l´assassinat de Patrice Lumumba, notons-le bien) et la nécessité d´une nouvelle orientation réparant les erreurs et les manquements du passé pour en venir réellement à une indépendance effective. Et sur ce dernier point de vue que d´une part comme de l´autre. Congolais et belges ou même curieusement Colette Braeckman pour une journaliste, tout le monde s´égare à loisir ou s´évertue sciemment à tromper son monde  en prétendant cependant présenter les choses comme elles devraient l´être.

Et ici Colette Braeckman n´échappera pas à la critique objective tout court. Pas parce qu´elle se mêle, en belge incorrigible aux affaires des autres, mais parce qu´apparemment elle ne sait ni ce que c´est que l´indépendance économique et politique tout court, ce qui est assez étonnant parce que son propre pays la pratique et l´entretient avec ou sans l´Union Européenne. Elle admet certes l´échec de l´indépendance de 1960 comme nous, mais par subjectivité culturelle, elle dirige cette nouvelle nécessité d´indépendance…vers la dépendance et la domination du RDCongo par la Belgique tout simplement. Pourquoi ? Parce qu´elle veut encenser les bons rapports entre la Belgique et le RDCongo sans tenir compte d´un élément fondamental de l´indépendance : l´exercice responsable, conscient et conséquent du pouvoir économique, éducatif, culturel de la part de l´élite congolaise. Or, cet exercice a été sciemment torpillé par la Belgique en 1961, ceci a même été la raison pour laquelle Patrice Lumumba a été assassiné avec, rappelons-le, la complicité autant occidentale que congolaise : empêcher à tout prix l´exercice d´un pouvoir indépendant et averti au Congo afin, comme ce fut le cas dans toute l´Afrique des années ´60, d´installer une dépendance économique effective à l´occident laquelle fut garnie, comme on le dit bien Senghor, d´un exercice artificiel et trompeur du pouvoir.

Maintenant, si  une nouvelle indépendance s´impose, ce qui est absolument le cas, que faut-il donc changer ou encore, quelles sont les erreurs d´infantilisme ou de naïveté que les africains et partant les congolais, on fait ? L´une des erreurs fondamentale est de ne pas avoir orienté, dès l´indépendance, l´éducation instructive, critique et culturelle vers une identité culturelle et des nécessités rationnelles répondant aux besoins et aux aspirations des africains eux-mêmes. Les livres, les maîtres d´écoles, les structures cognitives et critiques de la rationalité devaient refléter les tourments, les obligations et les attentes des sociétés africaines afin de leur permettre, dans un rapide effort intentionnel, à vaincre leurs retards économiques, techniques, scientifiques le plus rapidement que possible, et ainsi, se réaliser plus aisément dans l´ère contemporaine exigeante économique et productive d´aujourd´hui.

Or, que voit-on, pendant que les universitaires, médecins et hauts techniciens devaient, sous le chômage chronique qui les menaçait (dans un pays où tout manquait pratiquement, il faut bien se le dire !), quitter leur pays et immigrer en occident, ce Congo de Kabila n´arrivait ni à organiser effectivement la gestion de la chose publique, ni à orienter son esprit et ses facteurs déterminants vers la création d´emploi par lequel l´accumulation et l´organisation sociale accomplissaient leur meilleur gestion de l´épanouissement social. Chanter les louanges d´un tel anarchisme politique et économique ne témoigne-t-il pas d´un opportunisme intellectuel blessant envers la raison et le bon sens ? Certes la Belgique devait se garder d´être paternaliste envers le pouvoir et l´élite congolaise, mais on attendait d´une journaliste nettement plus qu´une fausse objectivité derrière laquelle le beau verbe ne cachait qu´un petit discours embusqué de colonialisme, ou une dialectique de support aveuglé au charlatanisme politique le plus outrageant ruinant un pays à vue d´oeil et appauvrissant sa population insolemment. Apparemment, et comme par le passé, on se réclamait de la liberté, de la démocratie et du bien-être tout en la refusant astucieusement aux africains pour, comme hier, les endormir et les assujettir encore une fois. C´est à se demander: nouvelle décolonisation pour quoi faire, si les choses restaient comme par le passé ? On ne voyait les choses que du côté où son pain est beurré. Les africains et leurs élites, devaient-ils se prêter, dans leur naïveté ou leur aliénation à ce faux jeu ? Non, s´ils étaient réellement de l´élite de leurs pays.

Nous sommes persuadés, et d´autant mieux avec la crise économique actuelle, qu´il ne s´agit pas, comme par le passé de transformer les africains en zombies ou en esclaves de l´industrie et de la société de consommation occidentale, mais bien de critiquer et d´aider les africains à se retrouver eux-mêmes. Et cela veut dire que l´élite africaine doit exercer ses prérogatives et ses devoirs envers les siens avec la plus grande fidélité et la plus grande assiduité. Parce que c´est la seule manière d´épanouir et de développer rapidement la créativité et la production des leurs, ce qui, comme on le sait, permettra à ces derniers de devenir des clients valables pour l´occident. Et vice versa. Si nous admettons que nous avons un avenir commun et conjoint, il ne faut pas s´y méprendre : la liberté des congolais ne doit pas être faite à Bruxelles, mais bien à Kinshasa par des élites pleinement conscientes de leurs obligations sociohistoriques envers les leurs. Et il est de bonne objectivité humaine de critiquer ces élites incapables et opportunistes qui géraient l´Afrique sans le moindre talent d´organisation et de promotion, uniquement pour jouir de honneurs du pouvoir, ou pour se mettre, avec les moyens financiers publics dont on abusait à loisir, à l´abri de sa propre médiocrité. Nouvelle indépendance ? D´accord, mais pas de retour à un colonialisme dépassé que quelques dictateurs ruineux et incapables du pouvoir en Afrique préconisaient pour s´exercer sans talent aux détriments des leurs. Au nom de la liberté, tout simplement ; et au nom d´un avenir qui prenait aussi à cœur que les enfants africains cessent de souffrir et jouissent eux aussi d´une liberté digne de ce nom. Et dans ce sens, une décolonisation permanente en Afrique est souhaitable; ce qui n´empêche pas, bien entendu, des rapports de respect mutuel avec tout le monde.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

Forum Réalisance

 

            

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